27.01.2018. Vu l’expo Derain, une décennie radicale (1/2)
Vu le 27.01. l’exposition “1904-1914, Derain, une décennie radicale” au centre Pompidou. Notes de visites. (rappel : sur ce tumblr, uniquement des prises de notes / carnet quotidien. Pas d’effort de rédaction ni de relecture. Orthographe spontanée).
Encore une expo vue in-extremis. Regret car si j’avais su combien j’allais en prendre plein les yeux, je serais venue plus tôt, pour pouvoir revenir. Mauvais habitude que de voir les expo dans l’urgence, avec seulement deux ou trois heures devant moi.
Le Centre Pompidou aurait du la programmer pour décembre-janvier-février plutôt : super tube de vitamines pour passer les mauvais jours. Me rappelle que les salles permanentes consacrées aux Fauves me font le même effet. N’en ai jamais parlé sur Orion.
Texte introductif, intéressante citation de Gertrude Stein, mais peut-être un peu décourageante sur la forme pour une introduction. Positionne d’emblée Derain comme figure géniale de l’art moderne mais secondaire car incapable de poursuivre/saisir l’importance de ses innovations. C’est mieux écrit dans la citation de Stein, à nuancer de mon coté.
Première salle : pas convaincue, un peu triste. Documents qui me questionnent, pas de réponses.
Salle intéressante sur le rapport de Derain à la photo. Photographie préparatoire à des oeuvres. Scéno : repro des oeuvres ridiculement petites.
Dessins qui me touchent néanmoins. J’admire l’économie de moyen, la vivacité, le dessin sous-jacent.
Salle trois, sur le séjour à Chatou, la rencontre avec Vlaminck. Peintures de la banlieue parisienne. Me touche, écho avec les oeuvres de Pissarro, Sisley.
Figure du cycliste dans une scène d’enterrement dans un village (1899)
Salles suivantes : séjour à Collioure et l’Estaque en 1905/1906. Peinture Fauve. Première cure de vitamines de couleurs. éclatant. Fascinant. Au gré des tableaux on note une évolution dans la manière de peindre, vers moins de détails, plus de synthèse. Echo avec les citations “moins pittoresque”.
Je suis impressionné par le travail de réserve : les voiles des bateaux ne sont pas peintes, Derain laisse en réserve la toile nue. Idem dans le tableau appelé “Le cheval blanc”... qu’il n’a pas peint !
Ressources plastiques du peintre impressionnants. Serait un bon objet d’études pour mettre en place le vocabulaire dans mes cours d’histoire de l’art. Expliquer une touche, un aplat, une réserve.
Je suis vraiment impressionnée par la justesse dans l’économie de moyens, et la diversité des ressources plastiques du peintre.
Je pense au talisman.
Intéressant : mise en regard de deux portraits figurant Matisse : on comprend l’évolution de la peinture de Derain en l’espace de quelques mois.
Suite dans le prochain billet















