Anita Fatis nageuse handisport
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17 ans en fauteuil roulant, 10 années de natation Handisport
À 27 ans, on lui diagnostique une sclérose en plaques. « Quand on me l’a annoncé en 1989, j’étais déjà malade depuis près de 3 ans ; j’étais presque contente que ce soit une SEP, parce qu’au moins on avait mis un nom sur la maladie ». Atteinte d’une forme secondaire, sa santé se dégrade au fil des années. En 2005 elle perd totalement l’usage de ses jambes et connaît la dépression. Elle s’en sort grâce à son mari qui l’incite à nager. Au début, elle nage carrément à la verticale car une jambe la porte vers le fond ; les séances en piscine sont épuisantes. Michel Steyer, un entraîneur Thionvillois l’observe chaque jour et lui propose ses conseils. Bonne nageuse, au bout d’un an elle ose des compétitions régionales en 2006 puis s’élève dans la hiérarchie en catégorie S5 : 15 titres de championne de France, du bronze et de l’argent aux championnats du Monde et d’Europe. L’adversité l’empêche d’atteindre l’Everest aux Jeux Paralympiques : rompue des distances de sprint nage libre, elle est 5e sur 200 m et 6e sur le 100 m aux Jeux de Londres, mais disqualifiée en série du 50 m alors qu'elle est deuxième mondiale, pour une combinaison non homologuée, une négligence de sa fédération qui la met en colère. En 2016, elle accède à 3 finales sur 4 épreuves malgré un cancer au ventre.
Guide et premier supporter d’Anita aux quatre coins de la planète, Kamel Fatis, 2e à droite, à l’Aquatic Center, Jeux Paralympiques de Londres 2012.













