Elle a volé sur l’eau à près de 50 km/h
Septième et dernière étape mondiale 2015 de la Red Bull foiling generation, les meilleurs jeunes skippers français ont été réunis à La Baule pendant cinq jours pour en découdre. Avec 28 équipages, la France est le pays dans le monde qui connait la plus grosse concentration de jeunes talents. Parmi eux, la benjamine du team sud de France : Marie Soler.
« C’est incroyable pour nous comme événement ! L’organisation, la prise en charge dont on bénéficie, c’est assez inédit pour nous. On a l’impression d’être des pros. Tout est fait pour nous placer dans les meilleures conditions. Avoir l’opportunité de naviguer sur les flying phantom c’est vraiment génial» Marie Soler.
Sur le site de la compétition l’enthousiasme est général. Pour comprendre, imaginez vous naviguer à deux fois et demie la vitesse du vent ou voler au-dessus de l’eau à 25 voire 30 nœuds. Avec ces flying phantom, les accélérations sont spectaculaires. Il faut savoir barrer avec finesse, les manœuvres sont délicates et le bateau peut se cabrer ou freiner brusquement à la moindre erreur. Durant la semaine quelques jeunes skippers ont vite compris pourquoi il fallait enfiler un casque avant d’aller sur l’eau. Le foiling apporte une dimension radicale à la voile.
Vraisemblable conséquence de cette pratique extrême, sur les 56 jeunes participants, on ne comptait que 5 filles! Tout le team sud de France est très fier que Marie ait pu se hisser à ce niveau. Sur l’eau, elle s’est engagée à fond et nous on aime ça. Un bel état d’esprit, d’autant que Marie n’avait jamais mis les pieds sur un flying phantom avant d’arriver à La Baule. Elle était très déçue de ne pas passer en ¼ de finales, mais à l’évidence ces engins volants nécessitent une prise un peu plus longue que quelques heures d’entraînements.
Cette foiling generation a vraiment été une très belle expérience. Marie est ravie d’en avoir fait partie et nous aussi. On a une impression étrange: celle d’avoir était transporté dans le futur !










