Who is most likely to...? Composers edition (results video)
seen from T1
seen from Indonesia
seen from Australia

seen from T1

seen from Australia

seen from T1

seen from United States

seen from United States

seen from Netherlands
seen from United States
seen from United States
seen from T1
seen from India
seen from United States
seen from United States
seen from China
seen from Japan
seen from China

seen from T1
seen from United Kingdom
Who is most likely to...? Composers edition (results video)
"Igor Stravinsky - Monumentum pro Gesualdo da Venosa (1960) [with score]"
Unf
A look at the infamous madrigalist.
Classical Nerd is a weekly video series covering music history, theoretical concepts, and techniques, hosted by composer, pianist, and music history aficionado Thomas Little.
The madrigal, a short secular piece for a small group of voices, became the favorite vehicle of musical Mannerism. The scholar Susan McClary, in her 2004 book “Modal Subjectivities,” singles out as a turning point “Il bianco e dolce cigno,” a 1539 madrigal by Jacques Arcadelt, a Franco-Flemish composer who prospered in Italy. The text presents a typical Renaissance double-entendre, comparing the cry of a dying swan to the “joy and desire” of sexual oblivion. At the climax, the voices split into an ecstatic series of wavelike lines— “the first graphic simulation in music of orgasm,” McClary proposes.
Alex Ross, ‘Prince of Darkness’, The New Yorker, Dec. 19 and 26, 2011.
(article found via the Wiki article on Gesualdo, after listening to the BBC R3 programme, ‘The Glory of Polyphony’)
POST-SCRIPTUM 948
AGITATION FRITE 3
Agitation Frite 1 et 2, Témoignages de l’underground français sont donc réédités par Lenka lente. Un troisième volume est en préparation, fait d’interviews pour moitié, mais aussi de textes cette fois, dont un TOP 500 commenté des meilleures productions en la matière. On en trouvera ici des extraits, régulièrement. Par exemple, JEAN-BAPTISTE FAVORY.
Crois-tu que la musique puisse modifier notre état de conscience ?
J’aime beaucoup la définition que donne Varèse de la musique, qui lui-même l’avait emprunté à un physicien du XIX e siècle : « La corporification de l’intelligence qu’il y a dans les sons ». Je rajouterai à cela que la musique est aussi pour moi comme un théâtre de notre perception du réel ; où les sons deviennent les personnages vivants d’une dramaturgie fantasmée. Je parle de perception du réel car il me semble qu’il n’y a rien de plus fort en ce monde, il me semble qu’aucune fiction ne peut rivaliser avec le réel, lorsqu’il est perçu directement, sans filtre. Et paradoxalement, en tant que compositeur, je reste toujours encerclé en moi-même quand je crée des fictions, des univers sonores racontant ce que je perçois de la réalité. C’est bien pour cela qu’un(e) artiste ne termine jamais de travailler à son œuvre.
Depuis l’enfance, ce que j’aime dans la musique, ce sont les bifurcations, un terme emprunté aux théories du chaos que l’on peut traduire musicalement par modulations. Concrètement, il peut s’agir de l’apparition d’une hauteur nouvelle, d’un timbre inédit, d’un silence surprenant, qui nous projettent tout à coup dans un univers harmonique différent et inattendu. On entend cela dans presque tous les styles musicaux, de Gesualdo à Éliane Radigue, de Debussy à David Bowie.
Pour ma part, j’ai de nombreuses fois vécu ce que les bouddhistes appellent satori : des moments où l’on a l’impression d’être en prise directe avec le réel, avec le temps de la vie. Ces instants sont rares et très puissants, et la musique est l’un des moyens pour ressentir ces modifications de notre état de conscience. Alors, pour répondre à la question, oui je crois que la musique est capable de changer les consciences ; ce n’est d’ailleurs pas pour rien que tous les dictateurs du monde se sont toujours méfiés de la musique !
Quand, comment découvres-tu la musique concrète ? À ce propos, Jérôme Noetinger par exemple, se souvient comme de quelque chose de marquant : avoir vu un documentaire sur Les Maîtres du temps de René Laloux dans lequel deux bruiteurs faisaient cuire des oignons et enregistraient cette action pour la bande son.
Il y a bien longtemps, je devais avoir 7 ans, mon père écoutait un vinyle qu’il sortait d’une curieuse pochette en métal argenté qui indiquait déjà qu’il ne s’agissait pas d’une musique comme les autres. Il s’agissait de la fameuse collection « Prospective 21° siècle », chez Philips ; Le Voile d’Orphée de Pierre Henry, où des voix d’outre-tombe jouées à l’envers à des vitesses inhumaines m’inquiétaient autant qu’elles me fascinaient totalement. Comment était-il possible de produire des sons pareils ? Je ne l’ai su que bien plus tard, et Pierre Henry est resté l’un des compositeurs qui me touche le plus. Soixante-cinq ans après sa composition, la puissance dramatique de cette œuvre est restée intacte.
Tes premiers disques, achetés s’entend, ont-ils trait au rock ?
Oh oui, j’avais une dizaine d’année, et j’adorais les sons synthétiques ; aussi ai-je demandé au disquaire de mon quartier un disque de synthétiseur. Le vieux bonhomme m’a d’abord regardé d’un air incrédule, hésita un bon moment en regardant son stock, et finalement me refila un disque dont la pochette représentait l’espace, avec deux mains pendues à une grille métallique. Rentré à la maison, dès la première minute d’écoute, juste un pauvre harmonica. Quelle déception ! Je venais d’acheter un disque de Supertramp ! (Rires)
Mais encore ? Quand tu as 10 ans, le punk-rock bat son plein : finis-tu, à un moment ou un autre, par y être sensible ? Avec un grand-père chef d’orchestre qui a notamment dirigé Fauré et Stravinski, et un père sociétaire à la Comédie-Française, quelle était l’ambiance musicale à la maison ?
J'ai eu la chance de naître dans une famille d’artiste, et d’avoir dès le départ une double-culture, à la fois classique et rock. Ce que j’écoutais en classique, je le dois à mon père. Il y avait toujours un disque sur la platine, et lorsqu’il écoutait quelque chose, je le sentais traversé par d’immenses émotions, des émotions qu’il..., ..., ...
Gesualdo - Madrigali a cinque voci, Libro sesto (1611): Moro, lasso! Al mio duolo