Bien avant de les dresser, les ingrédients évoluent et se déclinent.
Ma cuisine tourne principalement par plat autour de 2 voir 3 intervenants, et pour chacun d entre eux une question se pose.
Quel geste, technique, méthode utiliser et pour quelle partie du produit.
Récemment une cliente me dit “ pour ce dîner il y a une figure imposée que nous mangeons chaque année à la même date, le homard Belle-vue. Nous ne vous demandons pas la vision classique de brasserie mais bien votre vision”.
Après quelques recherches sur le côté “belle-vue” et ce que cela signifie, reprise de mon développement du produit et la volonté d’en tirer un maximum d’expression !
Servi entièrement décortiqué, j’ai choisi d’infuser à température moyenne les pattes dans l’huile qui me servira pour la mayonnaise classiquement servie avec cette préparation.
Développer, réfléchir, essayer, ...
Accompagné de crudités de betterave, mi-mimosa d’oeufs, tuiles de persil, mayonnaise de carcasse, le homard lui fût juste tempéré et brillant de cette huile imprégnée.
Entre cuisine et cuisine, la différence se joue dans les détails.
Bien plus qu’une belle image, qu’un beau dressage, le cheminement est révélateur et passionnant.