Tu n’es plus là
...Alors je peux tout te dire. Je peux te dire que tu m'as plu dès le premier jour. Ton sale caractère, ton humour pas drôle, ta perversion joueuse, alors que t'es loin d'être un pervers... Tes capacités, ton talent. Ta façon de parler si vite, de t’énerver pour rien, de rougir, de sourire, d'être fier, d'être orgueilleux. J'aimais tes défauts, autant que tes qualités. Nombreux, chacun. Nous avons été complices dès nos premiers instants. Je t'ai montré mes tours de passe-passe, tu m'as montré ton savoir. On s'est entendus au premier sourire. Et puis, on s'est touchés. On a joué. J'ai découvert la sensation de tes lèvres sur ma peau, tu as découvert le goût de celle-ci. C'était fini pour nous, à cet instant. J'ai su que j'en voulais plus. Que la brûlure que j'avais ressentie à ton contact avait quelque-chose de précieux. Elle réanimait chez moi quelque-chose de terrible, d'enfui car pernicieux. Effroyable. Du désir. De l'attirance. Des sentiments. HK, je t'ai aimé. Vite. Fort. Et je t'aime encore. Les mots sont durs à dire. Tu m'as appris à en prononcer certains, mais tu n'as pas eu la patience de me réapprendre ceux-là. J'y mettais toute ma mauvaise volonté. Je comprends, de ce fait...Que tu aies eu tant besoin de m'oublier. J'aurais aimé pouvoir le faire, moi aussi. Pouvoir t'effacer. T'annihiler de moi. Mais tu t'es ancré, profondément. Plus que je n'ai pu le faire, visiblement. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'être un cadavre flottant à la surface des ta psyché, après t'avoir fait sombrer dans mes eaux troubles. Bon sang HK. Tu m'abandonnes. Encore. J'ai besoin de toi. J'ai pas réussi à te tenir éloigné longtemps. J'ai pas réussi à m'éloigner du tout. T'étais toujours là, autour de moi, le même, le même pour tout, à retomber amoureux de moi alors que je faisais tout pour que tu me détestes. Comment, pourquoi ? Tu n'as même pas pu me le dire...Nous aurions dû discuter. Il fallait qu'on discute, mais t'es parti. Tu m'as effacée, encore, cette fois pour de bon. Mes pensées sont...Mélangées. Embrouillées par la peine. J'ai mal de ton absence. Depuis qu'on s'est rencontré...Je sais qu'avant, tu me manquais. Encore. Reviens. Reviens s'il te plaît. JL.









