Posted @withregram • @axelletess Hubert Germain, 100 ans, est le seul Compagnon de la Libération encore vivant sur les 1 038 distingués par le général de Gaulle pour leur engagement au sein de la France libre pendant l'Occupation allemande. Le résistant quitte la France en juin 1940. Alors que l’armée française s’est effondrée face à l’invasion allemande, il débute son concours d’admission pour devenir officier de marine. "On distribuait les papiers. Je me dis : 'Mais quand même, nous sommes dans le malheur. Dans l’hypothèse où tu es admis à l’école navale ou à l’école de l’air, tu seras aux ordres de l’armée allemande. Tu ne peux pas accepter ça.' Je me suis levé, j’ai remis la copie, vierge, et je leur ai dit : 'Oui, j’me tire'" Durant l’été 1940, ce sont 7 000 Français qui rejoignent de Gaulle, sur... 40 millions de Français. Hubert Germain part donc en Angleterre. Il ne reviendra en France que quatre ans plus tard, le 16 août 1944, lors du débarquement de Provence. Sautant dans l'eau, il fond en larmes. "Le vent apportait l'odeur des pins qui brûlaient au loin... » il était de nouveau chez lui. Après la guerre, Hubert Germain deviendra ministre de Pompidou. « Compagnons de la libération », comme lui, 1038 personnes ont reçu cette croix, dont Jean Moulin ou Romain Gary, de même que cinq villes : Paris, Nantes, Grenoble, Vassieux-en-Vercors et l'île de Sein. La clandestinité n'a évidemment pas permis de recenser tous les héros. Et héroïnes. Seules six femmes reçoivent cette distinction et elles n’ont jamais obtenu la reconnaissance à la hauteur de leur courage. Elles s’appelaient Berty Albrecht, Laure Diebold, Simone Michel-Lévy, Marcelle Henry, Marie Hackin et Émilienne Moreau-Evrard. « Nous étions des braises, la flamme était en nous, elle a jailli. » ~ Hubert Germain 📷 : Michel Euler/ AFP #8mai #8mai1945 #compagnonsdelaliberation #HubertGermain #femmesdelhistoire #resistance #Histoire #courage #commemoration8mai1945🇫🇷 https://www.instagram.com/p/COnm3a0tBKv/?igshid=ow8tp70qxg8d