Antic healing.
Se réconcilier avec l’océan (un outrage d’appeler cette mer ainsi mais l’américain s’en moquait ouvertement) était un miracle auquel Lloyd n’aurait jamais cru être capable. Pourtant, cette plage de sable fin, ces vagues berçant ses réflexions et cette chaleur cuisant son épiderme avaient réussi à avoir raison de lui. Lloyd profitait de ces vacances, le bronzage le rajeunissant d’au moins 5 ans, il ne se sentait coupable de gérer son deuil de cette façon qu’au soir, juste avant que Morphée ne vienne l’assommer. Short et chemise ouverte jusqu’au milieu du torse, Lloyd était de ces hommes où ce type de tenue le rendait encore plus sur de lui qu’un costumes 3 pièces, il fallait dire que ces lunettes de soleil était l’accessoire fatal. Ses cheveux légèrement bouclées par l’air marin, Lloyd passa une main dans ses mèches en se redressa dans son transat, son expression ne manquant pas un sourire séduit alors qu’il admirait son homme revenir de sa nage. Il pouvait remercier ses lunettes soleil pour masquer la façon presque obscène qu’il eut de rincer l’oeil face à ces gouttes dégoulinantes le long du torse de Winston. “Définitivement très cher, je n’ai aucun regret pour avoir échangé nos billets pour Rome contre ceux pour Crète...” Commenta t’il avec un petit sourire à lui. “Vous ai je déjà dis combien vous étiez resplendissant dans cette tenue ? Au moins 3 regards se sont tournés vers vous depuis que vous êtes sortis de votre baignade.” En rajouta t’il une couche. Sur cette foulée, Lloyd aurait été capable de profiter de cette plage privée pour imposer sa dominance en clamant ouvertement son homme part un baiser, mais depuis Londres, il restait bien moins tactile que ce qu’il était capable de l’être, le deuil et la surface ayant cet effet. A la place, il n’hésitait ainsi pas à user de ses mots pour compenser. “Vraiment, pour être une ville maritime, Rapture devrait imposer une journée maillot de bain ne pensez vous pas ?” Les vacances avaient cet effet, à moins qu’il s’agisse du soleil, quand bien même, Lloyd était ainsi sans le moindre filtre.








