Vendredi 17 Février
Je me lève assez tôt et vois que le magasin de location de vélo m'a répondu. Ils ouvrent à 8h. Du coup j'y vais direct, récupère un vélo avec une batterie supplémentaire, un casque et un antivol.
J'ai onze heures de possible, ça devrait le faire pour réaliser le tour, pas tout à fait entier, de l'île. Je fais d'abord une pause petit déjeuner dans une pâtisserie.
Je prends un café, un jus, une brioche, un pasteis de nata, et un genre de brick au poulet. Je suis calé pour quelques heures de pédalage.
Je prends d'abord la direction de Ponta Preta, la longue et belle plage de sable blanc. Ce matin il fait toujours gris et il y a du vent, du coup ce sont les kitesurfers qui sont là.
Il y a des pistes partout mais je peux les voir presque toutes sur maps.Me. Je suis là côte ouest et découvre des plages rocheuses puis plus loin des dunes dans lesquelles on peut voir des trous et des enveloppes d'œufs de tortue.
Le soleil commence à percer et la couleur turquoise de l'eau est encore plus criante. Je passe près du Monte Leao, le lion, qui avec une autre montagne donne l'impression d'un lion couché.
Après une longue période de nature déserte je vois enfin poindre Palmeira, le port de Sal. Je tourne un peu dans le village et trouve un petit restaurant, l'Arminda, d'où des odeurs fort alléchantes s'enfuient.
Je rentre et rencontre la virevoltante et chantante cuisinière qui me fait goûter directement dans ses plats. Je choisis la bacalhau de Cabo Verde, une morue cuisinée au four avec des poivrons, des olives, du fromage.
Ça met un peu de temps car il y a aussi des ouvriers locaux qui viennent chercher leur casse croûte. C'est un vrai régal pour les papilles et comme toujours très copieux.
Je remercie la cuisinière qui me demande ce que j'aimerai payer. Je lui réponds le plus près possible de ce que payerait un local. Elle me dit 400 escudos, ce qui est donné pour la quantité.
Je reprends les pistes jusqu'au blue eye, buracona en langue locale, une singularité géologique, comme une piscine naturelle, dont les tons sont dans le vert ou le bleu turquoise en fonction du reflet du ciel.
C'est très touristique, des gens s'y baignent. Moi je fais le tour et je regarde aussi le jardin des îles, un jardin où ils ont reproduit chaque île du cap Vert à l'échelle. Celle de sal est la plus précise ce qui me permet de voir ce que j'ai déjà parcouru.
Je repars plein vent de face et j'avance pas. Ma première batterie cède. Je mets la nouvelle et poursuis jusqu'au mirage. Un endroit où on peut apercevoir un double mirage haut et bas.
C'est pas super surprenant mais bon. Tout le temps je croise ou suis les 4x4 des excursions qui vont visiter, assis dans la benne, les mêmes attractions.
Je continue vers Espargos puis Pedra de Lume mais n'ai plus le temps pour la visite des salines.
Je continue sur la côte Est, belle est sauvage...mais extrêmement polluée. On y retrouve des tonnes de plastique et de nylon des filets, une catastrophe.
Je passe par une genre de sierra, en m'éloignant de la côte et je dois pousser de temps en temps à cause du sable des dunes environnantes.
Je retrouve la vue de la côte tout en haut d'un plateau et en même temps j'aperçois la zipline, la tyrolienne de plusieurs centaines de mètres que font la plupart des touristes de la compagnie Tui, ceux qui ont racheté Marmara, qui sont aussi propriétaires de la plupart des resorts ici.
Je rejoins la route et arrive à temps et avec assez de batterie pour rendre le vélo. Au total 78 km parcourus, 5h15 de parcours, mon plus long parcours en vélo.
Je fais du repérage de restaurants en revenant à mon auberge. Quand j'arrive je découvre une nouvelle personne dans mon dortoir. Une française, parisienne, qui me parle un peu de ce qu'elle a fait.
Elle repart demain elle aussi mais avec Tui vers Orly. Avant de retourner en ville et manger mon dernier repas je me prends une bonne douche chaude.
Je vais à un des deux restos que j'avais repéré, le choix se faisant finalement par le fait que l'un des deux ne prend pas la visa.
Je commande le poulpe grillé, une des spécialités que j'aurai peut être pu goûter avant mais que je me suis réservé pour ce dernier repas au Cap Vert.
C'est très bon quoi que beaucoup moins copieux qu'ailleurs malgré le prix. Je rentre tranquillement à l'auberge et retrouve les deux français qui partent demain.
Je discute encore un peu avec eux puis ne traîne pas trop car demain c'est lever 6h15.














