L’addiction attaque l’intérioritéLe propre des addictions, en particulier celles liées à Internet, à la surinformation et à la musique à haute dose, est d’envahir le champ de la conscience. C’est une sorte d’intrusion dans l’esprit qui prive la personne de son intériorité, c’est-à-dire de sa capacité à penser, à méditer, à accueillir ce qui est vrai en elle et pour elle. La solitude est remplie par du bruit qui ôte tout espace de liberté. C’est un peu comme un lavage de cerveau : en privant la personne de la possibilité de penser, on l’épuise et on la prive de cette capacité à être elle-même. Peu à peu, elle ne sait plus qui elle est. Dès que les sensations nous privent de nos émotions profondes, elles nous coupent également de notre intériorité. En substituant l’agir à l’être, le coeur profond devient muet.
C’est parfois ce que nous recherchons sans le savoir vraiment. Nous avons tellement peur de ce que notre intériorité pourrait nous dévoiler que nous entretenons le bruit et le parasitage de cette petite voix intérieure qui nous parle de nos vrais désirs. Ainsi, avec le casque sur les oreilles ou bien la télévision allumée sans arrêt, j’étouffe cette voix intérieure.
Cela est vrai pour l’addiction à Internet qui sollicite en permanence l’esprit. C’est aussi valable pour la pornographie. Le consommateur de pornographie a l’impression d’avoir un coeur vide, sans vie, sans énergie et sans espérance. C’est la conséquence directe de l’invasion de cette passion, qui empêche la personne de vivre selon ses aspirations profondes. L’intériorité est la condition de l’amour. Quand on prive la personne de son intériorité, on l’empêche de penser et donc de bien agir et d’aimer.









