Chlamydiae et sexualité
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Chlamydiae et sexualité
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III â CHLAMYDIAE
Note importante
Cet article est une retranscription dâun cours magistral tenu Ă lâoral, dispensĂ© dans le cadre du DiplĂŽme Inter Universitaire de Sexologie, qui dure 3 ans. Chaque enseignant, dans sa discipline, a son propre rĂ©fĂ©rentiel thĂ©orique. La retranscription de ces cours est un support de rĂ©vision et apporte un complĂ©ment dâinformations Ă ceux qui sâintĂ©ressent au sujet. Câest lâensemble des visions transdisciplaires qui permet la richesse de ce DIU. MalgrĂ© les efforts que nous avons fournis pour produire une transcription au plus prĂšs du cours dâorigine, vous pouvez rencontrer des erreurs ou des Ă©volutions dans les dĂ©couvertes scientifiques. NâhĂ©sitez donc pas Ă nous en faire part dans les commentaires, sous le cours :)
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Epidémiologie
Câest la plus frĂ©quente des infections sexuellement transmissibles.
Câest la deuxiĂšme cause dâurĂ©trite aprĂšs le gonocoque (20 Ă 50%) avec une incubation de 5 Ă 15 jours.
Principale cause de stérilité tubaire (70%), algies pelviennes et risque de grossesse extra-utérine
Penser à traiter le partenaire systématiquement.
Dépistage systématique des femmes de moins de 25 ans et des hommes de moins de 30 ans ayant plus de 2/3 partenaires par an par PCR sur auto prélÚvement et prélÚvement urinaire (recommandations HAS 2008).
Lâavantage de lâauto-prĂ©lĂšvement câest quâon donne un coton-tige Ă la jeune femme et elle va prĂ©lever elle-mĂȘme au fond du vagin, ce qui Ă©vite un examen gynĂ©cologique parfois refusĂ©.
La sĂ©rologie nâa aucun intĂ©rĂȘt.
61% de sujets asymptomatiques en 2011 (contre 23% en 2000)
On observe actuellement une Ă©mergence de souches rĂ©sistantes Ă lâazithromycine.
Epidemiologie chlamydiae femme
Epidemiologie chlamydiae homme
Diagnostic
Chez lâhomme
Les signes cliniques chez lâhomme sont moins bruyant que pour le gonocoque :
Dans moins de 50% des cas on aura un Ă©coulement matinal (urĂ©trite) qui souille le caleçon mais qui ne brĂ»le pas, discret, visqueux accompagnĂ© trĂšs rarement dâun prurit canalaire, inconfort urinaire, brĂ»lures mictionnelles ou sensation de pesanteur des organes gĂ©nitaux externes.
En cas de rapports anaux on peut avoir une proctite avec douleurs anales, Ă©coulements, tĂ©nesme et parfois constipation, Ă diffĂ©rencier du tableau de LGV (chlamydiose lymphogranulomatose vĂ©nĂ©rienne) qui lui est trĂšs bruyant, par la rĂ©alisation dâune PCR sur prĂ©lĂšvement anal. On utilise un kit avec un coton-tige, câest trĂšs simple Ă faire.
Si il y a un Ă©coulement on fait un prĂ©lĂšvement avec PCR mais si il nây en a pas on fait un PCR sur le premier jet dâurine (pas besoin de faire un Ă©couvillonnage qui est dĂ©sagrĂ©able et traumatique).
uretrite
Chez la femme
Le plus souvent asymptomatique dans 50 Ă 90 % des cas
Dans les cas oĂč il y a des symptĂŽmes :
Cervicite ou cervicovaginite avec leucorrhées jaunes, blanches, spooting, dyspareunie.
Au spéculum : fragilité du col, sécrétions mucopurulentes, ectropion friable et hémorragique.
Le diagnostic de Chlamydia Trachomatis devra ĂȘtre Ă©voquĂ© devant toute : dysurie, pollakiurie, pyurie (pus dans les urines), cystalgies avec culture dâurine stĂ©rile.
Chez la femme qui fait des cystites à répétition penser au chlamydia.
Chez la femme enceinte : devant toute cervicite penser à pratiquer une PCR et informer du risque de transmission néonatale (pneumopathie et kérato-conjonctivite du nouveau-né).
Complications
Chez lâhomme
Principale complications : Ă©pididymite aiguë (peut se compliquer dâhĂ©mospermie). La prostatite est rare.
Syndrome Fiessinger Leroy : syndrome conjonctivo-urĂ©tro-synovial associant avec des arthrites rĂ©actionnelles touchant les grosses articulations, une conjonctivite bilatĂ©rale et des signes cutanĂ©o-muqueux (terrain particulier : porteurs dâantigĂšnes HLA B27).
Chez la femme
Maladies inflammatoires pelviennes : salpingite et/ou endométrite le plus souvent subaiguës ou chroniques avec un diagnostic le plus souvent tardif.
Syndrome de Fitz Hugh et Curtis : péritonite +/- péri-hépatite.
Le Chlamydia Trachomatis est responsable de 50 % des salpingites et de 70 % des stérilités tubaires chez la femme jeune.
Traitement
Traitement minute car meilleure observance surtout chez les jeunes. Possibilité de le donner sur place (ne pas prendre à jeun).
1Ăšre intention
Azithromycine (ZythromaxÂź) 250 mg x 4 soit 1 g en une prise unique mĂȘme chez la femme enceinte
ou Doxycycline comprimĂ©s Ă 100 mg : 1 comprimĂ© x 2/jour soit 200 mg en deux prises par jour pendant 7 Ă 10 jours (CI : hypersensibilitĂ©, grossesse, allaitement)Â
2Ăšme intention
macrolides : Erythromycine 500g x 4/jour pendant 7 jours ou Ă©thylsuccinate dâĂ©rythromycine 400 mg x4/jour pendant 7 jours
ou fluoroquinolones : Ofloxacine/OflocetŸ : 300 mg x 2 pendant 7 à 10 jours ou levofloxacine 500 mg/jour pendant 7jours
Femme enceinte 1er trimestre
1Ăšre intention : Azithromycine 1g/j ou Amoxicilline 500mg x3/j pendant 7 jours
2Ăšme intention: Erythromycine 500mg x4/j ou Erythromycine ethysuccinate 400mg x 4/jour pendant 7 jours
Traitement des complications
De préférence en milieu hospitalier
Association systĂ©matique dâun traitement anti gonococcique et anti-chlamydia
Infections gĂ©nitales hautes : Idem mĂȘme posologie mais sur 14 Ă 21 jours, parfois per os ou parentĂ©rale, associĂ©e ou non Ă une corticothĂ©rapie.
Salpingites : Association dâantibiotiques pour couvrir les infections poly microbiennes (anti-gonococcique et/ou MĂ©tronidazole).
Surveillance
On remarque dans 10 Ă 15% des cas une persistance de lâinfection aprĂšs traitement : possible Ă©chec thĂ©rapeutique ou sĂ©lection de souches rĂ©sistantes.
ContrĂŽle au bout de 5 Ă 6 semaines avec PCR (coĂ»t 16,20âŹ)
PCR de contrĂŽle au bout de 3 Ă 6 mois si changement de partenaire afin de dĂ©tecter dâĂ©ventuelles recontaminations[ref]Sexually Transmitted Diseases 2010 Treatment Guidelines https://www.cdc.gov/std/chlamydia/treatment.htm[/ref]
Usage de prĂ©servatifs ou abstention sexuelle tant que le traitement nâest pas terminĂ© (dans le cas dâun traitement de 7 jours ).
Traitement systématique des partenaires du cas index dans les soixante jours précédant le début des symptÎmes ou le moment du diagnostic.
Un traitement instaurĂ© prĂ©cocement permet dâĂ©viter les complications (salpingites, GEU, AIP, orchi-Ă©pididymite, prostatite, les cas dâinfertilitĂ© et de stĂ©rilitĂ©).
La sĂ©rologie chlamydiae nâa aucun intĂ©rĂȘt en dĂ©pistage mais uniquement dans les infections hautes traitĂ©es, afin de voir lâĂ©volution du taux dâanticorps.
Pour en savoir plus
Fiche du précis de Biopathologie[ref]Fiche du précis de Biopathologie : http://www.biomnis.com/referentiel/liendoc/precis/CHLAMYDIA_TRACHOMATIS.pdf[/ref] (3 pages)
Recommandations HAS[ref]Recommandations HAS :Â http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-10/chlamydia_-_document_davis.pdf[/ref](79 pages)
Procédure de prélÚvement chlamydiae[ref]Procédure de prélÚvement chlamydiae : http://www.cdllaboratories.com/download/fr/notices/WS20120704F_CGPCR.pdf[/ref] (6 pages)












