Stéphane de Bourgies
seen from T1
seen from Mexico
seen from T1
seen from China

seen from China
seen from United States

seen from Canada
seen from Netherlands

seen from United States
seen from United States

seen from China
seen from Australia
seen from Canada

seen from Germany

seen from Malaysia
seen from Malaysia
seen from United States
seen from Russia
seen from Italy

seen from Poland
Stéphane de Bourgies
dans ma cornue j'y ai versé six gouttes de ciguë un peu d'espoir ça d'épaisseur et j'ai touillé du fond de ma boutique monte un cantique un hymne à l'amour aurifère ébullition réaction faites monter l'arsenic faites monter le mercure faites monter l'aventure au-dessus de la ceinture et les pépites jetez-les aux ordure
dans ma cornue j'y ai versé une pincée d'orgueil mal placé un peu de gâchis en souvenir de ton corps dans ma cornue j'y ai coulé une poignée d'orage dans ma cornue j'y suis tombé quelle autre solution que de se dissoudre faites monter l'arsenic faites monter le mercure faites monter l'aventure au-dessus de la ceinture et les pépites jetez-les aux ordures dans les faubourgs je décante le soir à la lune montante au matin je reprends connaissance ébullition réaction faites monter l'adrénaline faites monter l'arsenic faites monter l'aventure au-dessus de la ceinture et les pépites jetez-les aux ordures faites monter faites monter faites monter l'adrénaline faites monter l'arsenic faites monter l'aventure au-dessus de la ceinture faites monter faites monter
Fauque/Bashung
Des mots roses et des mots bleus pour Alain Bashung (extrait, Le Monde)
A l’approche des dix ans de la mort du chanteur, ses paroliers Boris Bergman et Jean Fauque évoquent sa personnalité mystérieuse et son œuvre à la beauté chaotique. Propos recueillis par Bruno Lesprit, Mis à jour le 10 mars 2019, Le Monde Jean Fauque : ...Quand j’ai connu Alain, il n’avait pas de disques français, sauf Manset, qui était à part, et un gars qui s’appelait Emmanuel Booz. La redécouverte viendra chez lui très tardivement, une nuit de 1993, au studio ICP de Bruxelles. On a épuisé jusqu’à 5 heures du matin le coffret Ferré de Barclay qu’il venait de recevoir et il s’est aperçu qu’à part Avec le temps et C’est extra, il ne connaissait pas. Il s’est flagellé et était en colère : « Pendant qu’on nous passait des merdes de variétés, il y avait un mec qui faisait ça ! » Ça m’a aidé car j’avais toujours ce souci de faire remonter sa voix au mixage, on enregistrait à l’anglaise, la mode à l’époque, la voix noyée dans le play-back. Avec Ferré, on a un orchestre symphonique, un piano lead, et on ne perd pas une syllabe de ce qu’il raconte. Sur Chatterton [1994], on a fait remonter sa voix. Il y a ce morceau, “J’ai longtemps contemplé”, presque un hommage à Ferré, on appellerait ça aujourd’hui du slam. C’est un moment charnière... Des mots roses et des mots bleus pour Alain Bashung - Le Monde Alain Bashung : une nouvelle intégrale et des hommages - Le Monde
J’ai dans les bottes des montagnes de questions Où subsiste encore ton écho Où subsiste encore ton écho.
Jean Fauque
S'il suffisait de s'offrir Au premier volcan venu
Alain Bashung - Est-ce aimer - L'imprudence
“J’ai dans les bottes des montagnes de questions où subsiste encore ton écho.”
— Alain Bashung (‘La nuit je mens’)