THE SILENCE (2019)
Révélé par James Wan et mandaté pour le pas terrible ANNABELLE (2014) John R. Leonatti avait quand même fait l’ignoble MORTAL KOMBAT ANNIHILATION (1997): mais c’est du passé, et THE SILENCE profite d’un NETFLIX motivé pour nous servir du post-apo/thrillersurvival horrifique, après une des rares réussites de la plate-forme qu’était l’exclu BIRD BOX (2018). Mais voilà, THE SILENCE nous est vendu comme une alternative à A QUIET PLACE/PAS UN BRUIT (2018), alors qu’il ne partage pas de la même façon cette thématique “sonore”, bien qu’elle en intègre le scénario. THE SILENCE nous introduit donc à cette vie de famille chamboulée par la découverte de Vespidés, espèce préhistorique souterraine d’horribles créatures volantes aveugles et tueuses: impactant le monde entier, on en suivra les conséquences par le biais des Andrews, dont la fille Amy -atteinte de surdité trois ans plus tôt- et son père, Hugh; deux des principaux protagonistes... Tiré du roman éponyme de l’écrivain Tim Lebbon -pas lu-, THE SILENCE se veut intelligent, à commencer par les Andrews, soudés et attentifs à la menace persistante: souvent très gore en termes de réalisme, le film nous emmène dans cet exil hors-métropole afin de trouver un refuge capable de résister aux dangereux Vespidés, fonçant par nuées affamées sur la moindre source sonore. Si l’originalité tranquille de THE SILENCE est à apprécier, il en est moins de la conclusion du long-métrage -TROP COURT-, où l’on sent la précipitation pour que le script rentre pile poil sur 90 minutes: à peine le temps de s’immerger dans l’univers tournant au fantastique, qu’on en est déjà au climax... Sabordé par son format, THE SILENCE propose pourtant une sympathique alternative au genre, avec son casting solide: Miranda Otto -Eowyn!-, Stanley Tucci -impeccable en père de famille au bon fond, ferme et sérieux- et Kiernan Shipka -croisée dans la récente critique de THE BLACKCOAT’S DAUGHTER/FEBRUARY (2015)- sont des valeurs sûre pour soutenir le film de Leonatti. Acting ok, SFX ok, scénario bon... Dommage que le voyage s’interrompe brusquement, moins développé que ce qu’il méritait: sans qu’on li dise de la fermer, THE SILENCE méritait plus de temps de parole. Syndrome “c’est cool, mais la fin est décevante” détecté: le road-trip, les sacrifices, le sang et les larmes... gâché(e)s par ces foutues quinze dernières minutes rabotées juqu’à la moëlle. ANNABELLE était naze, certes, mais John R. Leonetti méritait un peu plus de confiance, de plus que ça partait vraiment bien... Laissez-le faire, pour une fois!
ENDING-FRUSTATION /20