C’est la plage de toutes les vieilles nues,
c’est la plage des hommes sans pelures.
A Kerminihy je m’allonge souvent
échouée
comme une Fleur de dune.
Arrive
la vieille dame au sourire en couteau.
Sur celle-ci il n’y a plus
de lèvres :
de la peau brûlée
à l’acide de sa vie,
des heures au compteur.
Autour de nous les dunes tournoient.
Je suis la seule à les voir, me dit-on.
Je préfère être la seule
au milieu des dunes en derviche.













