La Tisane et le Chandelier
Parfois, il y a de drôles de rencontres sur les réseaux sociaux. J’aime les gens et je connais plein de personnes diverses et variées. Je prends d’ailleurs toujours autant de plaisir à discuter avec les uns et avec les autres. Échanger, partager sont deux verbes que j’aime tant. Mais parfois tout de même on fait de drôles de rencontres, de sacrés énergumènes. Là par exemple, sur le réseau des réseaux, c’est parti en sucette grave entre deux de mes amis. Je n’ai jamais vu ça, en quelques heures, ils ont décidé de tout plaquer et de refaire leur vie ensemble. J’ai tenté de résister, en fait, pour tout vous dire, j’ai pensé tout d’abord à un délire mais j’ai rapidement compris qu’il n’en était rien, de vrais fous en fait. Mais l’amour est folie... ou pas... J’ai vu ces deux personnes se transformer avec une rapidité foudroyante. Alors qu’ils sont tous les deux d’une timidité excessive, pour ne pas dire maladive, ils ont écrit tant de choses osées sur mon propre mur, que j’ai bien été obligé, d’en rougir. Et ils sont tellement montés dans les tours que j’ai tenté, vainement, d’intervenir à de nombreuses reprises, mais un véritable flot de messages s’est abattu sur moi, plus de 400 en fait, comme les 400 coups... J’ai résisté mais face à tant d’amour, de désir, de pulsions, je leur ai abandonné mon mur, mon propre mur. Et j’ai pensé à mon chanteur préféré, à ma chanson préférée, chanson qui d’ailleurs a été sa dernière si mes souvenirs sont bons. A l’heure où j’écris ce billet, il est tard et je peux que penser à la Tisane et au Chandelier, tout en leur souhaitant le plus grand bonheur imaginable. Je suis très content d’être à l’origine d’une telle histoire d’amour, je ne savais pas que cela était possible “Et nom de Dieu ! C’est triste Orly le dimanche Avec ou sans Bécaud...”.
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
La pluie les a soudés
Semble-t-il l'un à l'autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire: je t'aime
Elle doit lui dire: je t'aime
Je crois qu'ils sont en train
De ne rien se promettre
C'est deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et brusquement ils pleurent
Ils pleurent à gros bouillons
Tout entourés qu'ils sont
D'adipeux en sueur
Et de bouffeurs d'espoir
Qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés
Superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens
L'exploit de les juger








