Labo international : Soirée d'inauguration-Petit Bilan
La soirée d’inauguration du Labo international c’était : Beaucoup de belles choses ,beaucoup de couleurs, beaucoup de talents, une ambiance chaleureuse,et des étoiles pleins les yeux. Mais c’était aussi…..25 euros dépensés pour être placée au dernier rang d’un super défilé,mais bon, je suis tout de même parvenue à vous dégoter quelques photos de cet événement qui était jedois dire plutôt cool :)…
Du 12 au 14 juin 2015, la Cité de la Mode et du Design accueille la 9ème édition du Labo International, un salon en forme de vitrine d'excellence pour les créateurs internationaux. Avant ce rendez-vous, nous retraçons l'histoire d'un tissu ayant voyagé d'Indonésie en Afrique via les Pays-Bas : le wax.
Des podiums de mode aux multinationales de la sape bon marché, le wax est partout. Emblème du style africain, ce tissu n'a pourtant pas été inventé sur le continent noir. Avant le wax, il y avait le batik, technique d'impression sur textile découverte en Indonésie il y a près de mille ans. Une forme de peinture sur tissu employant la cire chaude et donnant le nom de « wax » à son pendant africain.
Inspiré de ce procédé, le néerlandais Pieter Fentener van Vlissingen ouvre sa première usine aux Pays-Bas au milieu du XIXème siècle. D'abord commercialisé en Asie du Sud-Est, le tissu confectionné par le hollandais se vend surtout dans les ports d'Afrique de l'Ouest où les commerçants font escale. Ainsi naît le groupe Vlisco, toujours leader sur le marché après plus d'un siècle et demi d'existence. Selon Libération, la marque écoule chaque année 70 millions de mètres de cet imprimé, dont 90 % en Afrique.
Saturés de couleurs chatoyantes et de motifs en tout genre, les pagnes wax évoquent une certaine élégance africaine qui fascine au delà du continent. Des icônes de la pop comme Beyonce et Rihanna mais aussi le rappeur français Joke arborent ainsi fièrement ces parures bariolées.
En Afrique, plus qu'un habit haut en couleurs, ce tissu ethnique reste un outil de communication permettant de dialoguer sans s’embarrasser de mots. Sur les marchés, les pagnes revêtent ainsi des noms improbables : « Tu sors, je sors », « L’œil de ma rivale » ou « Mon mari est capable », exprimant tour à tour la jalousie, la méfiance ou la satisfaction. Il arrive même que le wax se pare d'une dimension politique. Dans son livre Que vivent les femmes d'Afrique, l'écrivaine Suzanne Tanella Boni raconte qu'un pagne « Addis-Adeba » a été conçu en 1963 en souvenir de la création de l'Organisation de l'Unité Africaine dans la capitale de l'Éthiopie. Signe des temps, ce modèle doit aujourd'hui faire face aux reproductions asiatiques de moindre qualité. Preuve que le wax colle encore et toujours à la peau de l'Afrique moderne.