Nous avons frôlé la catastrophe dans la nuit de cette nouvelle année. Clovis et son groupe de copains sont partis terminer l’année, a Crans-Montana au le Constellation. Ils étaient au premier loge pour voir l’horreur !!!! Ils ne sont pas rentrés car le ticket est très coûteux !!! Vous pouvez imaginer la suite. J’en tremble encore , ils étaient sous une bonne étoile ⭐️ Josiane
Gianni, un étudiant genevois de 19 ans en génie mécanique, est considéré comme un héros pour son intervention lors de l'incendie dramatique survenu au bar Le Constellation à Crans-Montana (Valais), dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026. L'incendie a éclaté peu après 1h40, transformant la soirée du Nouvel An en cauchemar. À son arrivée sur les lieux, Gianni n'a vu ni pompiers ni ambulances immédiatement (bien que les secours soient arrivés rapidement, les ambulances ont été retardées). La scène était apocalyptique : des victimes gisaient au sol, torse nu, gravement brûlées, défigurées, avec des vêtements fondus dans la peau, rendant impossible toute identification (âge, sexe). Sous -11°C, la panique régnait, avec des détonations et des flammes intenses. Grâce à sa légère expérience en protection civile, Gianni s'est porté volontaire pour aider les pompiers, dépassés par l'ampleur du drame. Il a assisté les victimes mobiles, improvisé des brancards avec des structures de canapés, couru chercher des couvertures dans les bars voisins, et participé à des massages cardiaques sur des grands brûlés. Des choix déchirants ont dû être faits, comme « abandonner » temporairement certaines victimes pour en secourir d'autres à l'intérieur. Il regrette que très peu de civils 3-4 aient aidés, et note que même certains pompiers étaient en larmes. Gianni décrit des scènes d'horreur indélébiles : « Des gens étaient couchés par terre, torse nu, défigurés, brûlés [...] Il n’y avait plus de visages, plus de cheveux. Les gens étaient noirs. » Il affirme avoir vu des personnes presque démembrées mourir devant ses yeux lors de tentatives de réanimation infructueuses. L'adrénaline l'a tenu toute la nuit (jusqu'à 5h du matin), et il est convaincu d'avoir sauvé des vies. Cependant, il n'a reçu aucun suivi médical malgré l'exposition aux fumées, et peine encore à réaliser l'ampleur du traumatisme : « Je ne pourrai jamais voir pire que cette nuit-là. »
D’après les photos, toutes les surfaces du plafond sont couvertes de mousse de polyuréthane phono absorbante. Ce matériau est classé M4 (facilement inflammable, le moins performant) d’après la norme NF P 92-507
Certains grands brûlés atteints sur 60% de leur surface corporelle après l'incendie de Crans-Montana. Des blessures très sérieuses et très longues à traiter qui peuvent se combiner avec des facteurs aggravants, comme l'inhalation de fumées toxiques ou des blessures dues à la bousculade. Outre les flammes et la température, la présence de fumées très toxiques dues à la combustion de matériaux plastiques complique la prise en charge, indique Wassim Raffoul, médecin-chef à l’hôpital de Morges et ancien responsable en chirurgie plastique au Centre romand des brûlés.