Le territoire de la Lady 2.0, n’a pas de frontières (pour ceux qui se demandaient…), le monde entier est devenu son terrain de jeu… Et pourtant, selon l’endroit du monde où l’on se trouve, les (in)convenances qui régissent les relations humaines, sont radicalement différentes… Je profite donc de mon voyage outre Atlantique, pour vous faire part de mes découvertes… Et je dois bien avouer que de prime abord, les pratiques de la Biatchs de là-bas, me sont apparues comme de réelles aberrations intellectuelles… A mi-chemin entre la campagne électorale et la real TV… Du sensationnel à l’américaine (effets spéciaux inclus!), le tout, dans un but commun inavoué, une quête primaire mais essentielle à la pérennité du genre humain … Le cartouchage… Comme ici, ailleurs et bien plus loin (au fond à droite…) cela reste LA priorité masculine… Bien qu’en Europe, c’est vrai, on est plus doués pour les court-métrages d’auteurs que pour les blocs busters en trilogie ! Voici donc les rudiments d’un séjour approfondi (et réussi) aux states… (Non, ne me remerciez pas tout de suite !)
Pour commencer, là-bas, on ne va pas boire un verre avec quelqu’un qu’on apprécie… (Et plus si affinités… ) Laissant à la magie de la (l) chimie ou de l’ADD (Alcool Drogues Dépression…) la possibilité d’agir… NON, la règle absolue, (et l’intérêt de cette chronique)… C’est la loi du DATE ! Un parcours initiatique incontournable (ou presque…)! Dont l’objectif, à peine dissimulé, est de permettre à chacun des partis de jauger l’autre… (Ou plutôt son pedigree) Incontournable pour franchir la barrière « de la langue »!
Si vous êtes bon (mais français fonctionne aussi très bien …) vous en obtiendrez un premier, en tête à tête, simple prétexte au deuxième.( Et la faut pas se rater, parce que : le deuxième date est décisif …) Dans l’esprit vous êtes déjà presque intime, il se soldera soit par une addition salée ; si vous l’avez jouée trop frontale (en mode français de base et son classique: « Ton père c’est le roi des voleurs, ou bien ? » ou le plus concis, mais tout aussi inefficace, « tu baises ?... »). Soit par un bisou (demandez toujours la permission et surtout sans la langue (sous peine de vous faire poursuivre pour harcèlement)), l’american Biatch déteste être prise au dépourvu... Si vous êtes très bon (bien que français puisse suffire…) peut être pourrez-vous franchir un level dans le tourisme dès ce stade… Sinon s’en suivra un troisième, pour les respectueux de la coutume… Et là seulement vous pourrez esperer vous désliper…
En réalité la bas, comme ici, on peut conclure beaucoup plus rapidement (quoique…) ! 3 facteurs décisifs : l’argent, le physique ou l’humour (celui-ci fonctionnant uniquement avec des piles non fournies… ou alors en combo avec l’un des précédents…). Bref inutile de vous mentir, il y a certaines constantes, bien sûr… Donc rassurez-vous, il vous sera (normalement) assez facile de tremper votre plume…. (En tout cas de quoi rédiger quelques cartes postales).
L’argent au premier plan…(clef universelle) vous ouvrira toutes les portes, même les plus exigües (surtout la bas), le respect de soi ayant été troqué contre le potentiel de l’autre (restez indulgent, ce pays entamant seulement son 6eme siècle d’histoire …). Le physique, au second. Les américains cultivent le gout du beau (bien que cette notion leur reste propre…) car par beau, ils entendent esthétiquement parfait, et si Dieu ne vous a pas gâter à ce niveau, ne vous inquiétez pas, leur territoire regorge de demi dieu qui (contre des honoraires déraisonnables) se feront un plaisir de transformer votre visage en chantier d’autoroute… Etre beau là-bas, encore plus qu’ici, c’est l’assurance d’être au centre des attentions. L’humour en bon dernier (bouée de sauvetage universelle !) peut jouer en la faveur de n’importe qui, au bon endroit au bon moment… A condition de le maitriser un peu et d’avoir potassé les codes qui le régissent.(Cf Biatch qui rit…)
Vous voilà désormais fin prêts à apporter votre pierre à l’édifice du melting pot, et de faire se confronter l’exception culturelle, à l’aberration culturelle… (Je vous laisse le soin de déterminer qui se revendique de quoi… ) Ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon voyage !