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Regina George | via Facebook on We Heart It. http://weheartit.com/entry/69292157/via/valeriabani
too sekshiis
Biatchs 3.0
La Biatch telle qu’on la (re)connait aujourd’hui, est le fruit de siècles de lutte pour l’égalité (sexuelle, financière et légale notamment). Une égalité encore fragile et suffisamment instable, pour nous pousser à être, en permanence, (su)performantes dans tous les domaines. (Enfin, on fait ce qu’on peut…)
Mais qu’en est-il de nos héritières, la "next generation" ; quelles sont leurs préoccupations ? Qu’est ce qui les anime ? Comment se situent elles dans la société et surtout comment se projettent elles dans l’avenir ? C’est donc grimée en juvénile kawa (ce qui, déjà aurait du me laisser penser que j’étais déjà bien trop "yeuv" pour ces conneries) que j’ai infiltré un groupe de la (future) version upgradée de nous même… Les Biatchs 3.0
Je crois que je me suis en partie heurtée à ce que nos parents avaient appelé le "choc générationnel" en nous voyant, déjà dans les années 90, affublées de baggys informes, encore emprunts d’effluves en tous genres (mais explicitement prohibées…) Les codes ont depuis bien changés, mais apparemment pas vers un mieux… (Comme-ci la jeunesse avait systématiquement une tendance à niveler vers le bas pour adopter les pires codes de notre société). Aujourd’hui c’est la dynastie des "weshs" qui remporte la palme (Autant dire que j’ai failli me faire jeter des cailloux, avec mes oreilles de chaton !)
Passée la barrière du style, je rentre dans leur conversation. Et la "Damn" ! Elles ont l’air comme nous sur le fond, même pires ! Entre deux lol, mdr, xptdr, ça parle de mec, de make up, de "foulec" (défonce NLDR) et de rivalités prébubères. (Je vous prive de la forme en revanche, la nouvelle génération "s’en baless"(steaks) ) Sorties de l’école Alsacienne, ça tchiiip, ça jure, ça traite sur fond de Sexion d’Assault ! (Elle est belle la progéniture des grands du CAC !) Ai-je bien fait de me frotter à la nouvelle vague de Biatchs ? Je me demande…
Finalement, elles m’avouent que tout ça c’est un peu du cinéma pour attirer le regard des garçons ! (Ca me rappelle quelque chose...) Et qu’hormis le cul, elles ne font que se donner des airs. (WTF ?!? Ca demande à être approfondi sans mauvais jeu de mots !) C’est là que commence le récit libertin en stéréo, et un peu confus de quatre ados qui me dressent la liste non exhaustive de leurs « délires »charnels… (Je me souviens m’être entendu dire que j’étais précoce à leur âge (14ans NDLR) et là je me rends compte qu’au mien je suis limite attardée (26 NLDR), dur !)
Finalement j’y repense, et je me souviens que comme toutes les générations qui les ont précédées, elles nourrissent un gout du pire qui les excite, auquel elles mêlent un peu de leurs fantasmes et inéluctablement, trop curieuses, mais très dignes, elles grandissent de plus en plus vite… Comme nous avant elles. Clairement tout va bien, la relève est en route ! (D’ailleurs dépêchons nous, elles sont pas loin et nos mecs les attendent !)
The americain way...
Le territoire de la Lady 2.0, n’a pas de frontières (pour ceux qui se demandaient…), le monde entier est devenu son terrain de jeu… Et pourtant, selon l’endroit du monde où l’on se trouve, les (in)convenances qui régissent les relations humaines, sont radicalement différentes… Je profite donc de mon voyage outre Atlantique, pour vous faire part de mes découvertes… Et je dois bien avouer que de prime abord, les pratiques de la Biatchs de là-bas, me sont apparues comme de réelles aberrations intellectuelles… A mi-chemin entre la campagne électorale et la real TV… Du sensationnel à l’américaine (effets spéciaux inclus!), le tout, dans un but commun inavoué, une quête primaire mais essentielle à la pérennité du genre humain … Le cartouchage… Comme ici, ailleurs et bien plus loin (au fond à droite…) cela reste LA priorité masculine… Bien qu’en Europe, c’est vrai, on est plus doués pour les court-métrages d’auteurs que pour les blocs busters en trilogie ! Voici donc les rudiments d’un séjour approfondi (et réussi) aux states… (Non, ne me remerciez pas tout de suite !)
Coté tradition :
Pour commencer, là-bas, on ne va pas boire un verre avec quelqu’un qu’on apprécie… (Et plus si affinités… ) Laissant à la magie de la (l) chimie ou de l’ADD (Alcool Drogues Dépression…) la possibilité d’agir… NON, la règle absolue, (et l’intérêt de cette chronique)… C’est la loi du DATE ! Un parcours initiatique incontournable (ou presque…)! Dont l’objectif, à peine dissimulé, est de permettre à chacun des partis de jauger l’autre… (Ou plutôt son pedigree) Incontournable pour franchir la barrière « de la langue »!
Si vous êtes bon (mais français fonctionne aussi très bien …) vous en obtiendrez un premier, en tête à tête, simple prétexte au deuxième.( Et la faut pas se rater, parce que : le deuxième date est décisif …) Dans l’esprit vous êtes déjà presque intime, il se soldera soit par une addition salée ; si vous l’avez jouée trop frontale (en mode français de base et son classique: « Ton père c’est le roi des voleurs, ou bien ? » ou le plus concis, mais tout aussi inefficace, « tu baises ?... »). Soit par un bisou (demandez toujours la permission et surtout sans la langue (sous peine de vous faire poursuivre pour harcèlement)), l’american Biatch déteste être prise au dépourvu... Si vous êtes très bon (bien que français puisse suffire…) peut être pourrez-vous franchir un level dans le tourisme dès ce stade… Sinon s’en suivra un troisième, pour les respectueux de la coutume… Et là seulement vous pourrez esperer vous désliper…
En vrai :
En réalité la bas, comme ici, on peut conclure beaucoup plus rapidement (quoique…) ! 3 facteurs décisifs : l’argent, le physique ou l’humour (celui-ci fonctionnant uniquement avec des piles non fournies… ou alors en combo avec l’un des précédents…). Bref inutile de vous mentir, il y a certaines constantes, bien sûr… Donc rassurez-vous, il vous sera (normalement) assez facile de tremper votre plume…. (En tout cas de quoi rédiger quelques cartes postales).
L’argent au premier plan…(clef universelle) vous ouvrira toutes les portes, même les plus exigües (surtout la bas), le respect de soi ayant été troqué contre le potentiel de l’autre (restez indulgent, ce pays entamant seulement son 6eme siècle d’histoire …). Le physique, au second. Les américains cultivent le gout du beau (bien que cette notion leur reste propre…) car par beau, ils entendent esthétiquement parfait, et si Dieu ne vous a pas gâter à ce niveau, ne vous inquiétez pas, leur territoire regorge de demi dieu qui (contre des honoraires déraisonnables) se feront un plaisir de transformer votre visage en chantier d’autoroute… Etre beau là-bas, encore plus qu’ici, c’est l’assurance d’être au centre des attentions. L’humour en bon dernier (bouée de sauvetage universelle !) peut jouer en la faveur de n’importe qui, au bon endroit au bon moment… A condition de le maitriser un peu et d’avoir potassé les codes qui le régissent.(Cf Biatch qui rit…)
Vous voilà désormais fin prêts à apporter votre pierre à l’édifice du melting pot, et de faire se confronter l’exception culturelle, à l’aberration culturelle… (Je vous laisse le soin de déterminer qui se revendique de quoi… ) Ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon voyage !
Biatch qui rit...
Pendant longtemps le règne du « femme qui rit, femme à moitié dans ton lit… » nous a laissé présumer que l’humour était un effet de style destiné aux moches, pour rétablir un certain équilibre dans le brassage génétique de l’espèce (ou plus simplement permettant de conclure sans se ruiner…). C’est un peu plus complexe que ça… (Même s’il faut bien reconnaitre que c'est vrai!). Rire est un ciment social indispensable et pourtant subversif à souhait ; qui fait fi des origines ethniques ou du statut social … A la fois arme et bouclier, il tisse et détisse nos rapports à l’autre de manière déterminante. C’est pourquoi il convient de l’employer intelligemment afin d’atteindre vos objectifs (qu’ils soient (dans l’ordre) de blesser, confronter, rire, baiser, renvoyer chez sa mère ou adopter…) car la Biatch y est très sensible. A l’image de son dernier « hit bag », l’humour est un bien vaste et profond sujet, avec lequel elle entretient une relation (intime) souvent instable. Car même si elle aime rire à pleines dents, laissant ainsi apparaitre un sourire ultra bright, ne vous y trompez pas, c’est un piège ! (Qu’il s’agisse de rentabiliser son dernier blanchiment, de masquer son incompréhension, ou de vous faire tomber dans ses filets encore entremêlés des restes, sanguinolents, de vos prédécesseurs…) Faites-vous à cette idée : la lady 2.0 est un prédateur redoutable qui (ab)use de cet artifice sans modération et en toutes circonstances ! Cependant ce protocole social apparemment maîtrisé, possède comme tous systèmes, ses failles… Et avec un peu d’entrainement et de fougue, il vous sera très facile de transformer ce déploiement impudique et arrogant d’endorphines, en décharge de plusieurs millions de volts… Tout simplement en faisant d’elle la source de l’enthousiasme populaire. Mais là, attention aux représailles ! Parce que rire de tout, ok, pourquoi pas… Mais cela implique une distanciation affective et émotionnelle, quasi inaccessible pour le commun des Biatchs… Quand il s’agit d’elle-même (comprenez par là, tout ce sur quoi elle a jeté son dévolu narcissique) plus question de pouffer (dans aucun des sens du terme) ! Vous l’aurez compris, l’autodérision n’a de féminin que son genre grammatical. Ainsi déstabilisée, il vous sera facile de la faire trébucher de son piédestal (essayez quand même d’amortir la chute, à moins que cette manœuvre n’ait eu pour but que de la railler d’avantage, mais là ça devient carrément cruel !) Ses escarpins touchant à nouveau terre, elle se demandera comment osez-vous la malmener de la sorte (d’autant plus s’il y a des témoins…) ; et comme toutes les choses qui ne sont pas (encore) acquises à sa cause, vous devenez digne d’intérêt comme par magie… Un basic surréalistement primaire et pourtant imparable et prêt à l’emploi. Il ne vous reste donc plus qu’à vous baisser pour cueillir les fleurs sauvages et fruits défendus, maintenant à votre portée. Et tant que vous y êtes, faites en des bouquets et envoyez les moi, parce qu’à force de dévoiler toutes les combines pour pécho sans débourser un copeck, je suis en train de ruiner le buisness millénaire de la Biatch ! Quitte à être en crise, autant qu’on s’amuse un peu… Alors dégainez vos carambars !
Le Couple: Profiler.
Il était difficile de contourner plus longtemps ce sujet aussi complexe qu’épineux, celui-ci, trônant au centre de nos existences disparates... Je veux bien entendu parler du couple… Comment la Biatch l’envisage t elle? Avec qui et pourquoi ? Je ne suis sûrement pas la mieux placée pour donner des conseils, (ou peut être que si d’ailleurs...) mais l’humanité 2.0 étant vouée à cheminer au pluriel, je me lance…
En hors-d’oeuvre, je vous propose d’apprécier quelques personnalités types que la Biatch peut revêtir, car oui, je vous rappelle que la Biatch change de personnalités aussi vite que d’avis (cf : article «Contradictions féminines »), comme l'avaient si bien mis en lumière les L5 avec leur tube "toutes les femmes de ta vie"!
1) L’intéressée (ou la russe dans l’âme) Insatiable insatisfaite, l’intéressée est toujours à la poursuite de plus de sécurité matérielle. Souvent sublimissime (quand elle passe prêt de toi, tu dis que parfois, la génétique est vraiment arbitraire, et que dans son infinie complexité elle a dû oublier de te doter d’un ou deux équipements de série) Elle a compris qu’un compte en banque bien fourni peut faire oublier tout le reste. (Son mec n’est qu’exceptionnellement à son niveau, génétiquement parlant). Donc elle annihile (et elle boit beaucoup de champagne...). Le mec qu’il lui faut : Un homme de pouvoir, lui-même friand d’engins de compet’, inaccessibles pour le commun des non imposables à l’ISF. Sa black et son amex doivent permettre à sa douce, d'accéder à sa boulimie de machins et autres trucs ciglés. Le mec qu’elle attire : Elle est beaucoup trop exigeante et sélective pour se contenter d’autre chose que ceux qu’il lui faut. Hormis parfois, quelques rares accidents de parcours (La faute à une particule, the coupe de trop ou autre voiturier sexy dans un coupé sport…) 2) L’iddyliste dépendante (ou la trop trop): Elle vit par et pour la personne qui partage sa vie. Elle mène une existence par procuration et se montre un poil étouffante envers son entourage (c’est un euphémisme, vous le réaliserez quand pour la 3eme fois, elle vous resservira de ce « délicieux » cake…). Cette attitude majoritairement féminine traduit un profond manque de confiance en soi (souvent provoqué par un Œdipe sclérosé) Du coup, le couple la rassure et lui permet surtout d’exister, souvent aussi d’affirmer un statut social (et ce, bien avant la création de Facebook) Le mec qu’il lui faut : Un mec bien sous tous rapports, dépendant, affectueux et patient. A la limite un geek. Un mec pour qui elle se révélera, une véritable mère. Les mecs qu’elle attire : Souvent des gros cons impérieux et tyranniques, qui voient en elle la femme idéale, soumise et moins regardante que les autres (à tort). A la limite un geek (lol)... Ils entretiennent ensemble leurs complexes et névroses respectifs.
3) La célibadante (ou plus communément la chieuse): On a tous une amie comme ça. Personne ne l’a jamais vu en couple, (enfin si mais jamais plus que ça…) et quand on la voit, on comprend pourquoi... Négligée, contrariante, odieuse, sarcastique, hypocondriaque bref tout simplement INVIVABLE ! Rien n’échappe à sa vision acerbe et vitriolée du monde et elle ne se gène pas pour en faire part à qui veut bien l’entendre. Le bonheur, le plus souvent hors de sa portée, l'agace mais nourrit son charme insolent (le temps qu'on le supporte en tout cas). Le mec qu’il lui faut : Un courageux, si possible avec du bagout et une bonne dose d'humour (voir deux !) qui parviendra à la détendre du string et à percer sa carapace fossilisée d’abnégation du monde. Le mec qu’elle attire : Pour être franche, aucun, sauf peut être quelques masos. Le peu d’inconscients qui s’y sont frottés, n’en sont pas ressortis indemnes (thérapie post-relation obligatoire), les autres se sont suicidés… 4) L’indépendante (ou self made Biatch): Aussi à l’aise avec le célibat qu’avec la vie de couple, l’indépendante ne s’encombre pas de « Pourquoi ? Comment ? ». Focalisée sur ses objectifs personnels, elle est généralement carriériste et n’a besoin de personne pour accéder à ses rêves. Elle met un point d’honneur à ne rien devoir à personne et surtout pas à son mec. Ce qui lui donne une image quelque peu absolutiste, voir castratrice. Avec elle sa fuse ! Le mec qu’il lui faut : Un indépendant comme elle, qui lui laisse un champ d’action suffisamment étendu pour ne pas l’entraver et lui permettre d’évoluer tout en la stimulant. Le mec qu’elle attire : Le fan, qui lui voue un culte sans limite, tant il admire sa liberté et sa force de caractère. Il se passionne et cherche à la conquérir totalement, pour se valoriser lui-même, ce qui n’arrivera jamais... 5) La collectionneuse (ou la y’en aura pour tout le monde) : Impérieuse et rayonnante, elle sait se rendre irrésistible. Pour elle les hommes sont des trophées. Son goût de la compétition la pousse à viser toujours plus haut, elle est à la recherche d’un idéal. Passée maître dans les subtilités des parades nuptiales et autres tricks féminins (en mode bonbon qui ne demande qu’à se faire croquer), elle n’en reste pas moins romantique. C’est une éternelle amoureuse, une incorrigible passionnée. Le challenge est, pour l’élu du moment, de la garder auprès de lui. Le mec qu’il lui faut : Tous ! Juste pour être sûre de finir par tomber sur le bon. Le mec qu’elle attire : Tous ! Personne ne résiste bien longtemps à son charisme allégorique. 6) L’inaccessible malgré elle (ou la toute seule) : Tout droit sortie des pages modes des magazines, elle est victime de son physique avantageux. L’inaccessible n’est pas très douée en amour (ou plutôt l’amour n’est pas très doué avec elle...) Elle effraie les hommes qui pensent n’avoir aucune chance avec elle, du coup elle est isolée la plupart du temps. Le délit de belle gueule constitue pour elle un obstacle majeur dans sa quête du prince charmant. (On peut présager que brisée par tant d’injustice, elle pourra facilement évoluer vers le profil de « l’intéressée » comme une revanche.) Le mec qui lui faut : Un mec gentil et beau comme elle, avec qui elle aura de superbes enfants surdoués, lui valant une fois de plus de s’attirer les foudres du nombre incalculable de jalouses qui l’entourent… Le mec qu’elle attire : Des kékés vaniteux, suffisamment intrépides (et idiots) pour ne pas être stoppés net par le fossé creusé par son aura solaire ; et qui se gargariseront de leur coup de maître (elle) en société. Ou des mecs bourrés qui ont perdu tout sens de l’inhibition et des manières à adopter avec une lady de sa trempe. Vous l’aurez compris, identifier son type de Biatch, est essentiel pour mieux la comprendre et mieux la séduire. Il ne vous reste donc plus qu’à faire votre choix, sans trop de prétentions… (Ce qui reste le moins évident à priori, niark niark niark !)