5 astuces pour boucler rapidement une cover
Envie de faire une reprise ? Par exemple pour participer à l’opération Sors Tes Covers du Chabada ?
Je vous livre quelques astuces que j’ai utilisé l’an dernier pour boucler rapidement les 4 covers que nous avons soumis au comité de sélection du Chabada. Elles nous ont permis de décrocher l'ouverture de ce concert.
Astuce n°1 : récupérer la partition
Pour gagner du temps sur le déchiffrage de la partition originale, j’ai directement recherché des fichiers midi (.mid ou .kar) sur internet. Je les ai ensuite importé dans mon séquenceur.
Astuce n°2 : récupérer les paroles
Direction les sites de paroles de chansons pour récupérer les lyrics. C’est une astuce assez évidente, mais en 2016 on ne s’acharne plus à écouter en boucle une chanson pour décrypter les paroles.
Astuce n°3 : intégrer la chanson dans notre univers
Notre version de Tomorrow never knows est plutôt proche de l’originale, par-rapport aux 3 autres reprises des Beatles sur lesquelles nous avons travaillé : https://soundcloud.com/fluctus_music/fluctus-tomorrow-never-knows-31102015-1810
Pour cette version, je me suis contenté de changer les instruments assignés aux pistes midi. J’ai utilisé les sons caractéristiques de nos instrumentations habituelles :
synthétiseurs (j’utilise simplement ceux de Garageband, qui sont en fait une version relookée de Camel Audio Alchemy : http://www.synthtopia.com/content/2015/06/15/camel-audio-alchemy-lives-on-in-garageband/)
Astuce n°4 : pimenter l’orchestration avec un ingrédient distinctif
J’ai utilisé une sanza pour m’éloigner de la version originale. Cette touche “world music” m’a permis de remplacer les bandes à l’envers qui ne sont pas très “scéniques”, tout en restant dans l’esprit “impro” de l’original.
Je simplifie souvent les accords, les grilles et les structures des reprises que je réalise.
Les morceaux deviennent plus faciles à jouer en live, je peux me concentrer sur l’interprétation et l’interaction avec le public plutôt que sur le fait de reproduire une partition.
Le tout est de ne pas dénaturer les éléments vraiment caractéristiques du morceau. Il faut que le public puisse reconnaitre facilement la chanson et participer (en chantant, tapant des mains).
Parfois je vais me servir d’une simplification outrancière pour donner de la personnalité à ma cover. Un peu comme Sid Vicious l’a fait pour sa reprise de My way : en simplifiant l’orchestration il a permis au morceau de rentrer dans les traits typiques du punk (accords “barrés” en croche à la guitare électrique, etc.).
Astuce n°6 : modifier la structure
J’avais besoins de rallonger “Polythene Pam” car c’est un morceau très court à l’origine. D’autre part, sur Abbey Roads elle est associée à une seconde chanson qui fait un peu office d’outro.
J’ai donc décidé de rester dans cet esprit, en rallongeant Polythene Pam avec une outro basée sur la grille d’accords de base :
https://soundcloud.com/fluctus_music/fluctus-polythenepam-31102015-1459?in=fluctus_music/sets/stc-demo
Cette outro m’a également permis de mieux intégrer la cover dans mon univers en reprenant une structure très typique de mes compositions (une outro electro qui permet de donner une dimension inattendue au morceau).
Pour moi, une cover est réussie quand quelqu’un qui ne connaît pas l’original pourrait croire que le morceau a été composé par celui qui l’interprète.
J’espère que ces quelques astuces vous aideront à aller plus vite dans la préparation de vos reprises.