Gladys Bourdon, Le ciel des possibles, 2020
Le Centre Pompidou-Metz a accueilli en résidence l'artiste Gladys Bourdon du 10 août au 13 septembre 2020, dans le cadre du dispositif Transat lancé par le Ministère de la Culture pour venir en aide à la jeune création, en partenariat avec les Ateliers Médicis.
Suite à une période de confinement où nous avions dû nous cantonner à côtoyer des espaces clos et restreints, il était impératif de penser à redéfinir ces lieux du quotidien, et d'élargir nos frontières de l'imaginaire.
Le ciel des possibles est un dispositif généralisable qui prenait la forme d'un laboratoire « à ciel ouvert » où il était possible de révéler de nouvelles dimensions.
Une vue du ciel provenant d’Aladin — un atlas interactif du ciel — avait été imprimée avec une trame bitmap sur une série de formats A4 afin de recouvrir une partie d'un mur, du plafond et du sol de la Capsule. Cet espace défini comme Le ciel des possibles, était un lieu en constante évolution où tout un chacun était invité à adopter de nouveaux points de vue.
Chaque morceau de ciel imprimé était au fil du projet remplacé par son interprétation réalisée en dessin, sur un même format A4, à la fois par le public et par l’artiste. Le ciel des possibles se présentait comme un atelier commun où Gladys Bourdon a pris place de manière continue en partageant et en co-construisant l’œuvre.
Ce projet invite également à questionner la manière dont nous souhaitons voir le ciel et à quel point nous avons besoin de nous l'approprier.
Les technologies terrestres et spatiales actuelles nous permettent de produire des images relativement précises du ciel étoilé. Dans la limite des moyens dont nous disposons, il nous est donné à voir sous différentes longueurs d'onde, sous différents angles afin de pouvoir exploiter une grande diversité de données. Par ailleurs, selon les cultures, l'époque et la perception de chacun, l'image représentant le ciel est en perpétuelle évolution.














