Sur le toit de leur monde
Waow ! Il y a quelque chose qui est en train de se passer, une espèce d’électricité dans l’air, j’ai et du mal à trouver mon Azimut, je vais avoir besoin de passer devant un cours d’eau pour m’alourdir et conserver ma stabilité. C’est vrai que depuis deux semaines je ne sais plus trop ce que je dois faire : me cacher, cracher mon trop-plein d’eau où me cogner contre un air chaud, j’ai perdu mon identité. Nimbus cumulonimbus, je ne sais plus... ce que je sais c’est que j’ai l’impression de m’adoucir à voir sous moi cette histoire en création.
Ils sont beaux en plus tous les deux, elle avec... tous, pourquoi choisir. Et lui avec sa timidité torride qui suinte le désire, je le trouve mignon. J’ai envie de lui dire « tu-en fais pas mec, elle aime bien les éclairs ! », mais c’est con, la création n’a pas prévu de bouche pour moi. Et elle a bien fait d’ailleurs, quand je vois celle de cette splendide créature je me dis que la mienne serait bien terme. Je préfère lui laisser à elle cette finesse et cet appel à l’amour.
Être une chose aussi splendide doit être un vrai bonheur ! Ils sont plus d’uns à m’avoir peint, je crois simplement qu’ils n’ont malheureusement pas eu l’occasion d’avoir sous leurs yeux une telle splendeur, ils m’auraient oublié les Cézanne, les Hukusai. Ils auraient porté leur regard, comme ils l’ont toujours fait, sur l’image la plus belle, et nom d'une éclaire, celle-ci est superbe. J’retrouve avec impatience que ces deux-là se retrouve....
Je ne serai ni pluie ni orage, ni ciel éclairé ni azure flamboyant mais simplement un petit nuage rêvant d’être un oreiller. Pouvoir soutenir leurs têtes pour qu’elle continue à tourner, être un matelas pour les faire rebondir quand ils sont fatigués ou juste m’effacer pour le regarder une fois qu’ils ont fait l’amour. Ça je ne l’ai jamais vue mais à cette idée, les particules d’eau que me constitue me montent à la bouche....
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“Lever du jour” - inconnu



















