Anne Pauly, Avant que j’oublie, Ed Verdier, 14€
Dans ce premier roman, Anne Pauly nous livre une réflexion sur le personnage Jean-Pierre qui est son père et ses sentiments vis à vis de lui. Tout d'abord au cours de son enterrement et les personnes qui l'ont accompagné à sa dernière demeure, puis lors du déménagement de sa maison. Elle découvre petit à petit sa personnalité. En rangeant, elle se remémore à travers divers objets son enfance avec ce père atypique, complexe: alcoolique et violent, au caractère bien trempé. Pourtant il en ressort une tendresse très pudique de ce père pour sa fille.
Par petites touches, Anne Pauly va nous dévoiler à la fois ce père alcoolique et unijambiste, insupportable à vivre mais aussi ce lecteur de Haïkus, à la sensibilité artistique empêchée. Avec pudeur, tout est dit, la maladie, les derniers moments à l’hôpital, les obsèques et le trie de tous ces objets et souvenirs dans cette maison désormais vide. Un récit intimiste et émouvant sur le deuil et la réhabilitation d'un père qui n'a pas toujours été à la hauteur. Entre tristesse, amertume et rire, dans une écriture tendre et dure, Anne Pauly nous bouleverse dans ce long travail nécessaire à son apaisement, pour qu'enfin la réconciliation ait lieu et l'amour puisse retrouver sa place.













