Actualité du 16 février
Invité de France Inter ce matin samedi 16 février, Aurélien Pradié, député Les Républicains parle du handicap à l’école. Un autre point de vue sur l’école inclusive!
Il parle de sa vision de la situation déplorant que “des milliers d’enfants sont encore non scolarisés parce qu’ils sont porteurs d’un handicap.”
Il évoque ensuite la loi de 2005 sur l’école inclusive, déclarant: — “Et bien aujourd’hui nous serions incapables de voter une loi aussi courageuse que celle de 2005!” Pour lui, elle a eu cela de bien de reconnaitre que le handicap est un sujet essentiel.
J’aimerais analyser plusieurs choses. Il s’insurge contre l’idée d’enfants non scolarisés. C’est absolument compréhensible. Dit comme ça, ça frappe les esprits. Mais l’instruction est obligatoire pour tous les enfants français, donc ce n’est pas de ça dont il parle, ça doit être des enfants qui s’instruisent hors de l’école, non?
Est-ce un problème de faire ses études en dehors du lieu « école » si ce lieu ne convient pas à l’enfant ? Et s’ils arrivent à s’instruire correctement et obtenir in fine les mêmes connaissances que leurs camarades ?
J’imagine que certains enfants porteurs de handicaps ont beau être scolarisés —c’est à dire qu’ils vont à l’école ordinaire tous les jours— ils sont incapables de suivre, donc ils ne s’instruisent pas! ( Le cas de certains élèves Sourds, par exemple, comme je l’ai compris récemment. )
Selon les acteurs du terrain*, prendre le point de vue des enfants et recentrer le débat sur leur instruction véritable, c’est ça le plus important.
Le journaliste: « Vous souhaitez que les enfants handicapés ne restent pas à la maison. Dans le texte voté à l’assemblée, les familles préférant l’instruction scolaire plutôt que celle à la maison pourront aller voir le maire qui, lui, pourra saisir le procureur de la République en cas de non respect des règles de l’école inclusive. »
— « Pourquoi ces milliers d’enfants sont déscolarisés aujourd’hui? Ils ont tous un droit: d’être accompagnés à l’école; sauf qu’on n’a pas d’accompagnants. Le gouvernement n’a pas recruté assez d’accompagnants. Non pas parce que personne ne veut faire ce métier mais parce qu’il est tellement précaire. C’est pas parce que demain le procureur de la république peut être saisi pour que ces enfants ne restent pas à la maison que ça va changer, puisqu’on est pas capable de les accueillir au sein de l’école de la République ! »
Je finis par les plus belles paroles du député, selon moi:
— « Le véritable défi c’est non seulement pour ces enfants différents de trouver leur place au sein de cette république, mais c’est aussi pour tous ceux qui sont dits « normaux » de grandir avec la différence. On grandit quand on côtoie le handicap! »
* acteurs du terrain: je fais références aux personnes que j’ai pu écouter pendant une réunion à la Mairie de Montreuil et qui vivent ces questions au quotidien. Voir article École inclusive
(Merci à NH pour l’info)

















