Bruno Genesio, le mal aimé (Le Progrès : https://olplus.fr/0daOW)

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Bruno Genesio, le mal aimé (Le Progrès : https://olplus.fr/0daOW)
#epic 472 x 40 mm long #bricks under development at @claypave. Very close to having the first of these on sale. #clay #bricks #longformat #longbricks #thinbricks (at Claypave Pty Ltd)
90,000 lbs of #wood, #lead and #bronze. #woodenboat #woodworking #restoration #1929 #schooner #sailboat #longformat #raceboat #classicboat #circumnavigator.
Russell Baze is the winningest jockey in American history. Yet his name is familiar to only the most avid followers of horse racing.
http://www.nytimes.com/projects/2013/the-jockey/#/?chapt=introductio
Fresh powder beckoned 16 expert skiers and snowboarders into the backcountry. Then the snow gave way.
Pop de sous-sol Grandaddy.
Le mois dernier a eu lieu un évènement dans le milieu de la pop. Rock En Seine annonçait la programmation de sa 10e édition anniversaire. La liste se déroule et elle est tape-à-l’oeil. Au beau milieu d’innombrables artistes dont le nom résonne bien davantage, ma rétine bloque pourtant sur le moins clinquant d’entre eux, et s’embrume. Grandaddy. Pourquoi s’arrêter sur Grandaddy quand le festival annonce The Black Keys, Foster The People, Noel Gallagher ou encore Little Dragon ? Il est probable que ce nom ne vous dise rien. Pourquoi? Parce que ce groupe appartient à la caste des hommes de l’ombre de l’histoire de la musique populaire. Toujours injustement mésestimé, dans la quête perpétuelle de la pop song parfaite Grandaddy s’est finalement déchiré dans l’insuccès en 2006… Laissant une discographie à la manière d’un trésor enfoui derrière eux, culte pour les heureux qui ont eu la chance de mettre une oreille dans l’engrenage… Comment vous conter Grandaddy ? Comment vous faire comprendre la puissance d’une œuvre qui n’est soutenue que par la gracile simplicité d’un homme banal, Jason Lytle, qui se délivre en pop songs. Il n’y a aucun Story Telling autour de Grandaddy. Rien n’est glamour, rien ne peut constituer cette petite anecdote qui facilite le travail du journaliste pour pondre un article tout fait sur un artiste dont on ne fait que relayer ce dont on entend parler. L’histoire de Grandaddy, c’est un tue-l’amour.
Jason Lytle, leader et âme de ce groupe vient de Modesto en Californie, pas de Los Angeles ou de San Francisco parce que cela ça serait trop évident. Jason n’est pas né dans la musique, elle n’est pas sa passion première, Il y est venu par défaut lorsque, en 1992, une blessure au genou a mis fin à sa carrière professionnelle de skater. Il accorde pourtant la même dévotion à ces deux disciplines, la quête d’un équilibre des sens et marquer une identité dans une forme presque codifiée qu’est le format d’une pop song ou un trick de skate. A l’origine entouré du bassiste Kevin Garcia et du batteur Aaron Burtch, la première sortie du groupe est une cassette autoproduite. Enregistrée dans le studio auto-construit de la maison familiale de Jason : Complex Party Come Along Theories parait en avril 1994. En 1995, le guitariste Jim Fairchild est incorporé au groupe, rejoint par le claviériste Tim Dryden.Un premier EP, A Pretty Mess by This One Band sort en 1996. C’est en 1997 que sort leur premier album Under The Western Freeway. Premier bijou pop ciselé de claviers, où figure un hit : AM 180. 8bit transposé dans des nimbes de compositions qui rendent leur noblesse à un gimmick pop. Pas assez pour marquer les esprits. On y voit un brouillon, une œuvre en maturation. Un truc à parachever…
C’est le 29 mai 2000 que paraît cette dite œuvre. The Sophtware Slump, Jeu de mot sur l’expression commune des journalistes musicaux, the sophomore slump, pour parler du syndrome du deuxième album raté des groupes sur lesquels on mise.
The Sophtware Slump est une œuvre aussi fragile qu’intelligente, elle s’ouvre sur une ode sublime, véritable morceau de bravoure de 8 minutes, chef d’œuvre où des nappes de claviers répondent à des subtilités acoustiques porté par une voix lumineuse bien que chargée d’émotion. He’s Simple, He’s Dumb , He’s The Pilot, c’est l’Ave Maria de l’homme moderne, postulat visionnaire de l’entrée dans les années 2000, plus subtil et innovant que la majeure partie des productions que connaitra cette décennie. Le morceau propulse, avec mélancolie, déjà, le nouveau millénaire. A 3 Minutes 40’ on entend la mélodie 8 Bit de AM180, déjà trouble et noyée dans la nouvelle dimension musicale de Grandaddy. Un album d’un autre temps, que la mémoire rappelle pour effacer. Oxymore musical, He’s Simple He’s Dumb He’s the Pilot parvient à superposer tristesse et joie. Faussement enthousiaste, le morceau s’effondre dans un sanglot au milieu de son parcours, animé par la peur de la perte des valeurs d’un univers déjà anticipé comme numérique et dénué de sens, comme l’évoque le titre de l’album, Sophtware. Ou, plus tard, la comptine à venir dans l’album Jed The Humanoid, narrant le décès d’un petit robot devenu alcoolique de solitude. Visionnaire, et troublant de sincérité candide. Et la critique ne s’y trompe pas, Le noble journal The Independant affirme ainsi qu’il est « facilement l’équivalent de Ok Computer ». Lors d’un concert au Bowery Ballroom à New York, Le groupe trouve en descendant de scène, un certain David Bowie, dans leur loge, venu leur témoigner son admiration. Et tel une groupie était à nouveau présent au concert suivant dans cette même ville. Au rayon des parrainages de prestige, c’est un autre orfèvre pop au destin aussi romanesque que tragique qui s’arrête sur la pépite musicale qu’est Grandaddy. Elliott Smith, pas moins, embarque le groupe dans sa tournée, et le rejoint même sur scène chaque soir pour chanter le dernier couplet de He’s Simple He’s Dumb He’s the Pilot.
Pourtant la translation de création qui pousse Jason Lytle à inventer un personnage qui souffre de ses maux, révèle l’immense mal être du maître d’un Prométhée musical et technologique. Jason Lytle sombre dans la cocaïne et conduit son propre groupe à sa perte. En 2002 sort un album brillant, Sumday , superproduit pop, aussi faussement lumineux et joyeux qu’intriguant, arraché des nimbes des neurones blessés de Jason, comme un miroir qui se doit d’être déformant. Un disque dont il est particulièrement fier. Et puis, un dernier disque, Just Like The Fambly Cat, que le groupe achève en étant déjà en vérité séparé. Déjà, en parralèle, des journalistes le supplie de quitter Modesto avant qu’il y laisse sa vie. Coupé du monde et des autres membres du groupe, Jason Lytle se réfugie dans une solitude qui le ronge. Le groupe se sépare, la musique ne parvenant à subvenir à leurs besoins. Malgré un album solo et une escapade sous le nom d’Admiral Radley, Jason Lytle n’a jamais pu renouer avec la beauté évidente des compositions de son premier groupe. Et puis la lecture de ce communiqué, "Grandaddy se reforme pour une série limitée de concerts cette année". On pourrait jaser sur une ambition pécuniaire dans la chose, mais quelqu’un s’est déjà chargé de communiquer à ce sujet, je ne citerai que le label Turnstile"Fuck Stone Roses reunion. Let's give Grandaddy some money". Grandaddy, c’est l’histoire d’un groupe arrivé trop tôt ou trop tard, dont l’œuvre, quoique assez similaire dans la recherche sonore, a été occultée par le succès éclatant de RadioHead. Un miracle pop qu’il vous faut découvrir. The Sophtware Slump est un des plus grands disques des années 2000 dans lequel vous devez sombrer. Vous comprendrez alors seulement La joie enfantine qui a été la mienne lorsque j’ai su que je pourrais voir Grandaddy en concert, Et le sourire de Jason, Peut être…
Boom Bap Rap, Versant Fr
Un peu de chauvinisme à présent puisque notre bonne vieille France peut elle aussi se targuer d’une certaine représentation dans ce genre. Elle est en effet le second pays le plus prompt à coucher des lignes de rimes sur des loops de piano après les Etats Unis. Attention à l’amalgame toutefois, le Hip-Hop en France a développé sa propre identité et s’illustre par la musicalité de sa langue et de ses évolutions qui s’avèrent épouser à la perfection la forme stylistique des 16 mesures et autres trisyllabiques du Hip-Hop. Peut-on parler dès lors d’un Boom Bap à la française ? Dans une approche musicale, faire du Flow un instrument à part entière, exploiter à l’extrême les richesses rythmiques et de sonorités appartient bien à l’esthétique Boom Bap. Or quelques MC’s ont marqué irrémédiablement la langue à grand renfort de Kick et fait chanter le français comme le Boom Bap tape. L’une des plus belles preuves de cette assimilation est sans doute le mythique EP que la Cliqua sort en 1995, le bien nommé Conçu pour Durer. Le flow, la langue sont alors au centre de tout. Les instrumentaux sont minimalistes afin de laisser les imposants débits de Aarafat, Daddy Lord C, Kohndo, Rocca et Raphael occuper l’ensemble de l’espace sonique. Culte, cet EP est un concentré de ce que l’on pourrait oser appeler le Boom Bap à la française. Dans Ma Tête (Voir vidéo en bas de l’article) est une perle poétique formulée en couplets scandés par cette clique d’orfèvres linguistiques.
Morceau d’envergure universelle, issu de la B.O., enregistrée pour l’occasion, de Ma 6-T Va Crack-er, film de Jean-François Richet, Ill et Cassidy, le duo formant X-Men, couchent de leur plume deux couplets tout en name-dropping à la musicalité impressionnante. La recherche rythmique correspond à cette primauté de l’oralité dans le Hip-Hop. Codifiée, la langue doit sonner autant qu’elle signifie. Les jeux de langue mettent en exergue l’intimité, particulièrement vivace en Hip Hop, entre forme et fond. Morceau politique pour un film qui l’est tout autant, le message est magnifié par le fait que la poésie est ici comme pour Verlaine : « De la musique avant toute chose ». Retour Aux Pyramides, représente l’archétype de l’adéquation entre forme et fond, ce vers quoi a toujours tendu l’esthétique Boom Bap, mise en avant musicale d’un effort littéraire.
Le Boom Bap, cette longue plage instrumentale destinée à être le support de l’affrontement des rimes aiguisées de MC’s, est concubine du freestyle, qu’il soit improvisé ou qu’il permette au MC de poser ses couplets dans un temps, d’épauler son flow. « Freestyler »est une donnée capitale du MCing. Dans la lignée du Boom-Bap, c’est donc une composante du Rap Français. Souvent éphémères, pas nécessairement destinés à être enregistrés ou associés à des passages radio (les auditeurs de Nova de longue date sauront de quoi nous parlons ici), les Freestyles n’ont pas la pérennité d’un track sur un album, qui marque d’ailleurs latransition de MC à Rappeur. Seulement parfois la magie s’opère, quand la fine fleur du rap français se retrouve micro contre micro sur un même track, on tient là un « freestyle d’enculé », Oxmo Puccino, Ill, Cassidy, Booba, Ali, Pit Baccardi, Hi-Fi, Hill –G, réunis sur un track, ou la langue n’est qu’un outil rythmique, un instrument de plus joué par des virtuoses, qui rivalisent de trouvaille sonores sur lesquelles l’instru se recroqueville. La Magie des Bidons veulent des guidons (voir vidéo au bas de l’article). Du grand art.
Autre référence incontournable, docteurs ès Rap, Les Sages Poètes De La Rue, soit l’union des alchimistes du verbe que sont Dany Dan, Melopheelo et Zoxea. Les compères sortent en 1995, Qu’est ce qui fait marcher les sages, un album important dans sa revendication esthétique, résolument Old School. Les Sages Po’ signent leurs propres instrumentaux, et installent leur avalanche de mots dans une optique rythmique prononcée, qui en dépit d’influence jazzy reste intemporellement mêlé à l’esthétique Boom Bap. Sans verser dans la nostalgie, écoutez le Bon Vieux Temps (vidéo en bas de l’article).
Car de nostalgie il n’est point question, le Boom Bap pourrait être assimilé à une époque révolue, beaucoup pleurent le soi-disant décès du rap français, on a vu des T Shirts fleurir arborant « Le Rap c’était Mieux Avant » et un certain nombre de « Puristes » me tomberont dessus à la lecture de cet article. Mais j’estime que la langue subsiste et que la rime ne meurt jamais. Erudits et talentueux, une avant-garde de MC’s au style fin et à la rime fat sait regarder le passé en dressant leur Bic vers le futur. Loin des surproductions autot(h)unées, des vrais savent que les mots font le Hip-Hop, que la rime est une science, et que gratter une page blanche représente une bonne dose de sueur. Illustres représentants de ces valeurs, Fixpen Sill, un combo de MC’s originaires de Nantes qui font perdurer un idéal poétique dans des lignes recherchées, construites et lourdes de sens, porte-voix d’une génération qui n’a pas grands chose de plus que les anciens qui trempaient la plume dans un encrier empli de ressentiment. Plongez, pour clore cet article dans un retour vers le futur, un track tout en pureté, sans artifices et sans fioritures, du vrai fuckin’ Boom Bap. Une production simple mais parfaite, un beat, un kick et la rime qui s’envole « loin dans les nuages », pour moi c’est fait, pour vous c’est 3 Minutes (voir vidéo ci-dessous) pour convaincre.
Boom Bap Rap, US Side
Comment expliquer ce hochement de tête incontrolable sur un instrumental hip-hop où un sample s’anime d’une lourde basse? Comment expliquer ce curieux ressenti en demi-teinte que procure une boucle groovy dans laquelle se noient les rimes acides de MCs ? C’est cet oxymore esthétique qui justifie à lui seul le succès de ce mouvement musical. Il s’agit bien là des racines du Hip Hop, le mouvement des origines, aujourd’hui souvent associé à ces images vintage et ces couleurs délavées d’attroupement encagoulé sur fond de murs graphés des clips de la naissance d’MTV. Ce son, cet état d’esprit, a un nom, trop souvent méconnu, il s’agit du Boom Bap. Le Boom Bap pourrait par un raccourci facile être tout simplement associé aux origines du Hip Hop, où il était omniprésent mais il s’agit d’une véritable identité au sein d’un mouvement polymorphe (danse, graf’, Mcing) qu’une oreille instruite sait reconnaitre. Le Boom Bap c’est l’association d’une basse, bien sûr, mais surtoutd’un kick de grosse caisse, et d’un snare ainsi que d’un Hi-Hat, trois éléments de la batterie (Cliquez ici pour une démonstration Youtube) généralement mis en avant lors de l’enregistrement pour qu’ils répondent fortement à la basse. Le terme Boom Bap, dérive alors de l’onomatopée assez facilement compréhensible du « Boom » de la grosse caisse auquel répond le « Bap » du snare. C’est du moins ainsi que les saints patrons du Hip Hop, j’ai nommé A Tribe Called Quest, qualifient ce genre dans leur track We Can Get Down issu de leur album Midnight Marauders, paru en 1993 où l’on retrouve ces lignes : (Retrouvez la vidéo en fin d'article) "With a kick, snare, kicks and high hat/ Skilled in the trade of that old boom bap/"
Le Boom Bap caractérise donc les sonorités du Roots Hip Hop, dérivé du freestyle, aux longues plages instrumentales, où la batterie officiait comme un métronome permettant aux MC’s de rivaliser par 16 bars interposés. Le son Boom Bap est souvent associé à une certaine nostalgie de cette période. Si l’on peut retrouver des instrumentaux boom bap dans l’ensemble de la production Hip Hop aux Etats Unis, ses racines et ses plus grands représentants gravitent autour de New York City, et notamment sa figure de parrain, avec KRS-ONE. KRS-ONE est considéré comme l’un des véritables pionniers du Hip Hop. Son premier album, Criminal Minded, paraît en 1987, issu des réflexions politiques de son adolescence de sans domicile fixe, il fait de ses rimes des couteaux tranchants, décrivant le quotidien dans lequel il est immergé. C’est cette passion irrépressible qui le pousse à gratter puis poser des couplets pour soulager le poids des mots qui pèsent sur son coeur. Véritable référence pour toute une génération de MC’s, en 1993, qui pour beaucoup marque encore les prémices du Hip Hop, Krs One est déjà un vétéran et se permet une certaine nostalgie, en sortant un album The return of the Boom Bap, arguant d’un premierrevival bien plus avant-gardiste que les tee shirts « le rap c’était mieux avant » des années 2000. Morceau éponyme, Return Of The Boom Bap est on ne peut plus explicite en matière d’instrumental. Minimaliste elle laisse le champs libre au flow imparable de celui qu’on apelle le « T’cha ».
Le Boom Bap c’est donc une affaire de DJs, qui commencent à adopter ce rythme de batterie qui donne la mesure et à le travailler pour en faire une production originale, identifiable comme un track sur lequel Un Mc pourra poser ses textes afin de devenir un morceau à part entière. Le messie dans ce domaine s’appelle DJ Premier, le vrai représentant du son East Coast par opposition aux Low riders de la West Coast et leurs lignes de synthés. Tous les plus grands MC’s de New York ont travaillé avec Premier : Mobb Deep, Notorious B.I.G, Nas, Jay-Z et même KRS-One, Blaq Poet, Kool G Rap ou encore D.I.T.C. Mais le Hip Hop c’est l’alchimie entre le rythme du beat et le débit du Flow, le talking est un instrument à part entière qui fait s’envoler le Boom Bap dans la vraie musicalité, une portée de piano samplée, et le flow devient le quatrième élément de batterie du Boom Bap. Keep It Real Yo! Gotta Keep It Real Yo!
Le Boom Bap, dans sa simple définition rythmique semble être juste un métronome, mais comme pour le Hip Hop en général il est teinté d’un spirit, est connoté quelque peu East Coast, et surtout Old School dans son processus créatif, puisque les Synthés, le Dirty South à la Lil Wayne, l’autotune et les productions électroniques l’ont supplanté aujourd’hui. Le Boom Bap c’est donc l’esprit Old School, une vision du MCing a l’ancienne. Et au cœur de celui-ci, couplée à la technique, figure la rime soulignant la performance technique mais mettant en avant la musicalité de l’artifice de langage qu’est le rap. Et le roi de la rime, selon mon humble avis, est Big L, MC magistral, toisant toute la concurrence depuis la Danger Zone, la partie la plus chaude du Harlem où il est né et a été assassiné en 1999. Big L a signé un album au succès commercial réduit à sa sortie, (Lifestylez ov da Poor & Dangerous paru en 1994 chez Capitol) mais élevé au rang de culte pour les backpakers, ces érudits du rap Underground. Archange du Rap conçu comme véritable forme poétique, Big L paraphe des couplets à la musicalité imparable, et un album qui résonne encore aujourd’hui, où déjà le Jeune Jay’Z posait ses premieres Verses, pour exploser ensuite. PUT IT ON BIG L , PUT IT ON!
Mais Le Boom Bap n’est pas mort, la génération internet a fini par contourner les impositions culturelles homogènes et dictatoriales,Youtube a façonné de nouveaux adeptes du rap comme exercice de style, à l’instar de Mac Miller, ce MC de 19 ans originaire de Pittsburgh qui vient de réussir l’exploit d’être le premier album de Hip Hop indépendant à être à N°1 à sa sortie depuis Dogg Food de Tha Dogg Pound en 1995. Tout un symbole, revenir aux racines par un rap maîtrisé et dont l’auteur connait les ficelles et a lu l’histoire. Vrai revival et véritable talent, C'est en revenant à ses racines que le Hip Hop s'est renouvelé. Ici un extrait de sa mixtape pour ses fans Twitter. Real Hip Hop Don’t Eva Die.