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CYCLO DE LA VACHE QUI RIT
A Lons-le-Saunier, dimanche 25 mai 2025
Voici la 5eme édition de cette épreuve devenue l’une des plus importante de l’hexagone avec pas moins de 4800 coureurs attendus ce dimanche ! Le parcours renouvelé comme chaque année arpentera les routes du Jura sur un terrain vallonné avec 157 km pour 2300m D+. La météo est aussi de la partie ; bien qu’un peu fraiche au départ, les températures seront parfaites sous un ciel variable et sans pluie.
Le départ à deux pas de l’hôtel, je suis largement en avance sur la ligne au moment d’échanger quelques mots avec l’ami Didier Marinesse toujours brillant au micro ! A 8h pile les fauves sont lâchés pour un fictif assez rapide avec déjà des pointes à 400W et plus pour s’échauffer ! La 1ere difficulté ne tarde pas et je l’aborde très bien placé : la côte de Conliège et ses 3kms à 7% provoque un premier effort intense pas loin des 6w/kg sur près de 8’. L’imposant peloton se disloque mais même si ça relance bien après le sommet un très gros groupe se reconstituera au fil des kilomètres sans grande difficulté parsemés par quelques tentatives d’échappée. Je me prends aussi au jeu puis au km45 sorti un peu en facteur je vois Damien Tarantola, Maxim Pirard et un autre gars, contrer très fort ; sans hésitation j’y vais aussi, suivi de deux gars pour un match 3 contre 3 un peu long mais on finit par se rejoindre : à 6 le coup semble pas mal d’autant qu’on roule très fort mais l’écart se limite à quelques secondes et après 8 km on est repris.
Pas le temps de souffler et sur un temps mort j’attaque sèchement du côté de Clairvaux-les-Lacs : suivi par Philippe Legros et un 3eme homme on creuse vite un écart. Dans la bosse qui suit ça contre derrière mais sans faire la jonction puis c’est 3 hommes qui nous rejoignent dont Bastien Letourneur et Andreas Anderegg. A 6 maintenant, les relais s’organisent immédiatement et l’entente est parfaite tant et si bien qu’on creuse un bel écart. A Meussia après 71km on possède 2’20 d’avance (sans le savoir) et c’est le col d’Etival qui se profile : là malheureusement, si l’entente est toujours bonne, le rythme n’est pas fou, juste sur un gros tempo autour des 4,7w/kg. Je me dis que derrière ça doit visser très fort car le problème de cette échappée est que l’on a aucun représentant des team ESF Time et Matériel Vélo, pas de Maxim non plus… en revanche on est 3 de la caté 40-49 ans !!!
Aux Ronchaux sur le haut du parcours on a effectivement perdu beaucoup de temps (moins d’1’ d’avance) et peu après les Crozets, au point culminant du parcours, on aperçoit 7 hommes qui vont rentrer au km86. On a là Damien (ESF), Martin Deschatres (MV), Geoffrey Lucat, Lenny Coulot ou Jules Cretin (CR4C). A 13 c’est le bon coup et même si le 2eme groupe est tout proche à 30/40’’ ils ne reviendront pas ! Sur la petite montée de Lect emmené au seuil par Damien l’écart atteint presque les 2’. L’écart est inchangé au bas de la très belle et rapide descente nous emmenant au pied de la montée de Cernon. L’entente est beaucoup moins bonne à 13 qu’à 6 et ça commence à attaquer pour cette montée : je tiens bon dans la 1ere partie nous mettant au niveau du magnifique barrage de Vouglans avant que ça ce calme carrément sur la partie facile où j’emmène au tout petit rythme : l’offensive reprend sur la fin où je suis plus que limite mais raccroche les wagons au sommet. Se doutant certainement d’un rapproché du 2eme groupe, les attaques se succèdent pour rejoindre Onoz avec parfois du vent favorable qui ne m’aide pas pour rester au contact. Ça passe tant bien que mal mais je me sens en sursis sur chaque changement de rythme.
Après une petite descente on arrive à Ecrille et la montée des Cyclamens qui suit : 1km à 5% où bien qu’à 430W je me fais distancer mais je reviens très vite au pied de la montée d’Orgelet où il y a eu une grosse temporisation… pour mieux repartir : ce coup ci je tiens bon mais ce sont les derniers mètres qui vont m’être fatal ! 5-6’’ au village l’affaire est cette fois pliée d’autant qu’on se retrouve sur de longues lignes droites en faux plat avec un vent défavorable : à 2 on a beau rouler à 40km/h, l’écart se creuse et ce n’est pas mieux à 3 lorsque Phillipe, lui aussi dans le dur dans Orgelet, nous rattrape. Il reste 30km et on a seulement 1’-1’30 sur les poursuivants. On poursuit encore à 3 jusqu’à la dernière difficulté ; la côte de Varessia où l’écart tombe à 30’’ et on se fait reprendre à Bornay à 14km de l’arrivée alors qu’il ne reste plus que la descente et quelques km de plat. D’autres font aussi la jonction et on retrouve Maxim, Antoine Bruno, Kenty Blanc ou Jérémy Brunello. Le mental en prend un bon coup puisqu’on se retrouve 11 pour la 10eme place et sur un sprint qui semble inévitable malgré quelques tentatives de certains pour l’éviter. Le final et très compliqué et dangereux : avec 4800 coureurs au départ, on trouve forcément beaucoup de monde des autres parcours qui en finissent dans des rues parfois étroites et des virages serrés avec du mobilier urbain tant et si bien que 2 coureurs d’autres parcours trouvent la bonne idée de se mêler à notre groupe mais ça roule fort et ils ne tiennent pas 3’’, me créant une cassure que je suis bien incapable de boucher. Je finis donc le dernier km seul sans trop de regret de ne pas disputer le sprint sur lequel je n’aurai probablement pas exister
4’ plus tôt la victoire revenait à Martin devant Arthur Liardet et Andreas. Pour moi 20eme et 3eme de caté soit le même résultat que l’an dernier (1 place moins bien en caté quand même) avec des performances bien meilleures que l’an dernier sur un parcours similaire : 5’ de moins au chrono, 38,3km/h de moyenne contre 37,3, une puissance moyenne de 272W contre 256 (300W contre 288W en NP). L’erreur aura été de lâcher trop de force pour prendre la bonne échappée mais la 1ere à 6 n’était pas suicidaire et avait de l’allure. Pour la catégorie pas trop de regret non plus contre un Andreas injouable sur un tel parcours et un Philippe qui sort un sprint final à plus de 1000W sur 5’’ : et en plus les 2 étaient aussi de l’échappée !
Classement
Strava
Pas payé 😡. De toutes les échappés, je suis aussi dans la bonne de 13 qui ira au bout mais saute sur un talus à Orgelet. A 3 on ne fait que
CYCLO LA VACHE QUI RIT
A Lons-le-Saunier, le 28 mai 2023
3eme édition pour cette épreuve qui connait un grand succès depuis sa création en 2021 en l’occasion des 100 ans de la célèbre marque de fromage dont le siège se situe ici. Quelques 2700 coureurs attendus sur le week-end entre épreuves gravel, rando et cyclo le tout sous une météo enfin au rendez vous avec le plein soleil et des températures presque chaudes !
3eme édition et 3eme parcours, à chaque fois différent ! Ce coup ci nous avons droit à 162km et (seulement) 2350m de D+ pour le grand parcours : tracé sans difficulté majeure mais qui s’avèrera assez usant car tout de même peu de plat ; c’est vallonné mais difficile de faire des différences, la sélection se faisant certainement sur l’accumulation des kms et de la fatigue. Placé en 1ere ligne, je retrouve Didier Marinese qui anime l’épreuve et me trouve aux côtés de Jean-Noël Jacquemod et Laurent Jalabert, le parrain de l’épreuve, pour le départ donné sans retard à 8h00 pile !
Après une semaine compliquée dû à un abcès dentaire qui m’envoya aux urgences le dimanche précédent, il m’a fallu suivre un traitement pour soigner l’infection avec prise d’antibiotiques toute la semaine : résultat une seule sortie digne de ce nom et encore quasiment sans intensité, ce sera donc un peu l’inconnu de savoir comment vont réagir les jambes aujourd’hui même s’il y a une forte probabilité que ce ne soit pas la grande forme lorsque l’on lit les effets secondaires de ces médicaments. Les 1ers kms se passent bien où je garde ma place sans problème à l’avant sur une route large et droite pour aborder la côte de Publy : j’imprime un bon tempo avant les % plus sévères sur les 2 derniers kms où Damien Tarantola accélère : il est même relayé et les 2 dernières minutes de montée à 430W font mal et m’informe déjà sur ma condition : déjà à l’extrême limite sur le 1er effort où je suis d’ordinaire plutôt bon, la journée risque d’être compliquée ! Une grosse sélection s’est opérée sur le sommet mais la faible durée d’effort de cette côte ne permet pas de faire de grosses différences et même certains qui avaient pris un tir de 30 ou 40’’ vont facilement revenir pour former un groupe conséquent.
Nous avons alors une grosse dizaine de km sans difficulté et forcément dans un groupe conséquent ça ne roule pas trop donc ça attaque ! Nous avons droit à une bonne séance de fractionné avec des attaques plus ou moins longues ; je surveille surtout Damien, Jeremy Brunello et Maxim Pirard que j’ai reconnu et qui sont dangereux. De nouveau je suis plus que limite étant parfois sauvé par le nombre : je parviens à rester dans les roues et ne pas sauter alors que la route s’élève progressivement jusqu’à St-Maurice-Crillat où on aborde le col de la Joux (5,7km @ 4,8%) : toujours pas à l’aise alors qu’on est juste bon tempo, ça va un peu mieux sur la fin où je me replace bien en tête. Après la descente, on a enfin une bonne sélection de 20-30 gars mais de nouveau ça ne roule pas trop et certains attaquent, sans succès jusqu’à celle de Maxim qui fait mouche sur un temps mort. Sur une portion plutôt à profil descendant l’écart ne prend pas de grosses proportions avec quelques gars qui roulent pour « contrôler ». La descente de Lect désorganise un peu avec un petit groupe qui se détache : à Vouglans je ne suis pas trop mal placé avec Damien pour aborder la montée de Cernon : le rythme augmente cette fois : à plus de 5w/kg ça progresse bien et nous avons les 4-5 gars ayant pris un peu d’avance dans la descente en visuel : je sens que la course peu se jouer ici alors je tente d’accélérer un bon coup pour faire la jonction, qui s’opère quelques mètres plus loin toujours avec Damien. Il ne reste plus que Maxim quelques secondes devant. Après Cernon et quelques replats, la pente reprend avec une nouvelle accélération où, coincé, je tarde à réagir : un peu plus loin virage à gauche et extinction des feux ! Grosses douleurs et crampes qui apparaissent : bloqué à 300-320W je voie filer une petite dizaine d’hommes qui rejoint Maxim ; heureusement 2-3 gars m’accompagnent, ne me laissant pas seul et je tiens difficilement leurs roues mais ça passe avec une grosse vingtaine de secondes de retard au sommet.
J’espère alors que la descente me permette de me refaire un peu mais ce n’est pas le cas : incapable de garder la roue d’un ou deux gars qui vont revenir à l’avant, les douleurs sont trop fortes et je me retrouve pour un duo avec Nicolas Pierre. On a alors environ 25kms mal plat : ça monte, ça descend et je fais ce que je peux pour aider mon partenaire d’infortune : cela dit on ne roule pas si mal puisqu’on reprend un trio : à 5 cinq on collabore pour avancer convenablement jusqu’à la dernière difficulté : la côte de St-Laurent-la-Roche (5.5km @ 4,5%). Dans un plan parfait, je comptais bien sur cette côte pour tout donner mais là c’est de la survie à même pas 280W je souffre mais tiens les roues jusqu’au moment où 3 gars sortent avant le sommet. Dans un réflexe instinctif je tente d’y aller mais bien évidemment il me manque quelques mètres et je me retrouve de nouveau avec Nicolas. Nous n’avons plus qu’à finir ensemble les 15 derniers kms avec faux plats, descente et re-faux plat. Après 4h33 c’est enfin l’arrivée pour les 13 et 14eme places bien loin du vainqueur Maxin Pirard (+9’47) qui l’emporta au sprint devant Thomas Bonaud et Matteo Gaudel.
Un bilan forcément très mitigé pour cette course ; 14eme et 4eme seulement de la catégorie (encore une fois les 41-50 aurons été fortement représentés dans les 15 premiers !), je peux juste me consoler en me disant qu’une semaine avant je n’aurai pas pu courir ; là j’ai au moins pu participer et marquer quelques points pour le challenge Cyclo’Tour Rotor dont cette épreuve était la 3eme manche. Je prends provisoirement la tête du classement général profitant du fait d’être le seul parmi les « leaders » à avoir 3 épreuves au compteur. Concernant l’épreuve pas grand-chose à redire sur l’organisation qui est sans fausse note ; peut-être simplement un peu déçu du parcours proposé où on penserait à d’avantage de difficultés lorsqu’on se trouve dans le Jura !
Classement
Infos et résultats sur le site de l’évènement : https://cyclosportive-lavachequirit.fr/ ou https://lvorganisation.com/vachequirit2023/ (classement Grand parcours sur ce lien)
Strava
https://www.strava.com/activities/9155599457/
Cartes postales Sérigraphie et typographie
Lundi 15 mai 2023, nous avons reçu la visite de 4 lédoniens venus s’essayer à l’imprimerie. Arrivés un peu en retard, ils ont tout de même réussi à composer, dessiner, et imaginer 8 cartes postales; bravo à eux !
Expo à la Biocoop à Lons avec de nouvelles photos (et des anciennes). #photography #exposition #hiphop #lonslesaunier #biocoop #bboyhamza (à SCOP En Vie Bio à Lons-le-saunier) https://www.instagram.com/p/BrlVsEinqX9/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=2xpgz194cvlz
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