Journée internationale du lymphome
- Léo, excuse moi de te poser la question, mais tu es bien oncologue. - Oui pourquoi ? - Et bien j’ai une tante à qui on a diagnostiqué un lymphome et je voudrais être sur qu’elle est bien suivi. En outre, j’aurai besoin de renseignement pour pouvoir évaluer moi-même la situation et si possible être quelque peu rassurée. - Je peux bien évidemment te parler des lymphomes d’une façon générale Lilou. Cependant pour être précis, il faudrait que je puisse examiner ta tante. - Oui bien sûr Léo, je te comprends. Mais pour l’instant, elle fait relativement confiance à l’équipe qui la suit. Je trouve que c’est plutôt une bonne chose pour un patient. Moi qui suis extérieure à la situation, j’ai envie d’en savoir un peu plus.
Les différents lymphomes - Il n’y a pas de souci. Je te dirai pour commencer qu’il existe deux types de lymphomes : les lymphomes hodgkiniens et les nons hodgkiniens. La différence entre les deux se fait en observant la nature des lymphocytes concernés par la multiplication anarchique des cellules. Si ce sont les lymphocytes B qui sont touchés c’est les lymphomes hodgkiniens. Les lymphomes non hodgkiniens concerne majoritairement les lymphocytes T.
Les traitements des lymphomes - La chimiothérapie est le traitement le plus répandu pour tous les cancers et le lymphome ne fait pas exception. - Y a t-il d’autres traitements curatifs ? L’oncologue a parlé à ma tante d’un possible traitement ciblé et je sais que dans certains cas de cancer on utilise de la radiothérapie. - Comme je ne connais pas le cas spécifique de ta tante, Lilou, je ne me prononcerai ni sur le traitement ciblé ni sur la radiothérapie car ce sont des traitements qui sont donnés dans des cas bien spécifiques mais effectivement on dispose de tous ces traitements. - Y a t-il d’autres choses que tu peux me préciser ? - Si tu as des questions précises tu peux toujours les poser répond Léo. Par contre, comme tu as pu le constater, je ne peux pas être plus précis tant que je n’ai pas au moins le dossier médical du patient. Si ta tante le souhaite, je peux donner un deuxième avis afin de la confirmer dans ses choix.
Les lymphomes spécifiques - Des lymphomes particuliers sont aujourd’hui connus comme le lymphome du manteau, celui de Burkitt et la maladie de Waldenström. Il est très important pour nous professionnels d’avoir cette information pour donner le bon traitement mais pour le patient, c’est utile aussi. - Ah bon, mais pourquoi, demande Lilou ? - Et bien beaucoup disent que c’est toujours bien de savoir contre quoi on se bat.
L’art de la guerre - Oui, c’est un petit peu le principe de l’art de la guerre où il est très important de connaître son ennemi. - Tu as bien raison de faire cette analogie avec la guerre car dans le combat contre le cancer avoir de bonnes armes n’est pas toujours suffisant. Il est essentiel d’être bien entouré. Il ne faut pas hésiter à témoigner au patient son soutien et sa présence afin de l’aider à rester positif et à continuer le combat. Cette maladie nécessite une coopération étroite entre le patient, l’équipe médicale et les proches. - Et bien je ne suis pas mécontente de t’avoir parlé reprend Lilou. Tu es une vraie mine d’information.
Les suites de soins - Je me permettrai de te dire ceci, le cancer est une maladie pernicieuse. Lors de l’annonce de fin de traitement du cancer, l’oncologue indiquera certainement à ta tante une suite de soins. Ce n’est pas une proposition de confort, c'est une nécessité absolue. On demande généralement au patient de revenir au bout de 6 mois pour un premier bilan, ensuite on organise un protocole de soin avec une consultation tous les trois mois pendant 2 ans puis 1 tous les 6 mois pendant 2 ans. Après cela, on voit le patient une fois par an. Je te donne ces informations à titre indicatif. Son oncologue donnera à ta tante la bonne marche à suivre pour elle. Certains traitements de radiothérapie ou de chimiothérapie sont très agressifs pour certains organes et nécessiteront un suivi particulier.











