French Tech : Lyon et Bordeaux creusent l’écart de façon incontestable et incontestée : Bordeaux occupe 4 créneaux avec performance : l’e-santé, les transports connectés, les jeux vidéo et le commerce connecté.
Sur le commerce connecté, Cdiscount, filiale de Casino, est très présent dans le secteur et vient de lancer Cdiscount Startup Booster, un programme destiné à faire décoller des start-up en phase d’amorçage. Pendant 3 à 6 mois, Cdiscount se propose de leur apporter son expertise et ses ressources pour les aider à grandir. Objectif : valider l'adéquation produit-marché et permettre de signer les premiers contrats commerciaux. Par ailleurs, Bordeaux est aussi très performante en matière de jeux vidéo. Grâce notamment à des pépites comme Asobo studio, dont les 100 salariés travaillent entre autres, pour Microsoft et Walt Disney. C’est aujourd’hui le premier studio indépendant français du secteur et son chiffre d’affaires atteint désormais 8 millions d’euros.
Sur Lyon, c’est aujourd’hui un temps fort. Aujourd’hui, 21 juin, l’Association Lyon French Tech organise un grand événement avec un rendez-vous de 18h à 22h chez CEGID. Là aussi, des secteurs se détachent. La gastronomie, d'abord, qui vaut à la ville une renommée internationale. Une filière foodtech s'y développe, avec une cinquantaine de start-up dans la livraison de produits, le développement de circuits courts, la transformation des aliments… C'est l'incubateur Agrapole qui est le référent pour cette thématique. Parmi les pépites du secteur, citons Deligreens (finaliste du Tour de France Digitale), monpotager.com, TakeAway, Cavissima…Le second segment concerne la smart city. Lyon inclut dans cette filière, en plus du bâtiment et de la ville intelligente, les nouveaux acteurs de la mobilité (la ville est pionnière avec le réseau de vélos en libre service Velov), l'open data en matière de santé et d'énergie… Parmi les jeunes pousses prometteuses, on trouve Deepki, CityLiti, Tell me plus, Bim data…
Deux enseignements pratiques à tirer de ces deux villes leaders :
1) c’est le tissu économique privé local qui génère la dynamique à l’écart des pouvoirs publics locaux,
2) dans ce tissu économique privé local, il faut des “locomotives” qui s’investissent réellement et pas seulement par des annonces de communication pour booster les “jeunes pousses”.
Sous cet angle, la French Tech va rapidement mettre en évidence deux “évidences” de la nouvelle économie :
- la marginalisation des politiques publiques trop lourdes, trop complexes, trop contraignantes,
- mais surtout l’accélération des écarts de performance des territoires. La nouvelle économie amplifie les inégalités de base puisqu’elle fonctionne bien à partir d’un niveau de base déjà conséquent. L’éclatement des territoires est en marche en France pour la 1ère fois à ce point à l’opposé de la logique institutionnelle historique.
21/06/16










