Décaissage, préparation du sol.
Température 11,9°C à 7h00, max. 19,4°C.
Ce matin je mets un tee-shirt à manches longue le temps de prendre mes outils et de me rendre dans la zone Pyrénées. Après c'est fini : il fait chaud.
Deux campagnes d'éradiction aujourd'hui. Deux (autres) stagiaires pour éliminer les Primevères comme la semaine dernière, deux autres pour éliminer les Rumex. Demain je fais les photos "après" pour ces derniers, c'est impressionnant.
...Quant à moi, direction les Pyrénées pour notre course contre la montre pour terminer le réaménagement du massif abandonné. Ce terme je l'utilise et entendons-nous biens : ce terme fait bien consensus dans toute la hiérarchie du Jardin et au-delà jusqu'à l'UGA.
L'équipe d'hier a bien commencé à décaisser le massif sur 20cm environ. Il est maintenant distincement décomposé en 2 sous-massifs.
Sur les photos ci-dessous on voit bien que l'eau du cours d'eau est difficilement maîtrisable. Quelques petits travaux en urgence ont évité le pire.
Ma cheffe d'équipe me dit que c'est très difficile dans ce type de zone de toucher à quoi que ce soit. Il faut très peu de choses (déraciner un petit végétal, bouger une pierre enterrée, etc.) pour destabiliser toute une zone qui a réussi à trouver un équilibre malgré un nombre incalculable de facteurs.
Recommandation du jour : on ne touche pas aux deux zones proches de l'eau pour éviter d'aller à la catastrophe.
Alors ce matin on continue de décaisser le secteur à coupe de pelle et de pioche et on rempli notre dumper Wall-e de terre qu'on va déverser sur la future plateforme située en bordure de notre zone technique. Au retour, on embarque dans la benne de Wall-e de la terre "neuve".
Cette terre est versée dans les zones décaissées puis étalée. Sur la photo on voit bien la différence de qualité de terre à la couleur.
En fin de matinée ma cheffe d'équipe s'occupe de récupérer des pierres de-ci, de-là, car elle va s'en servir cet après-midi. Wall-e, qui peut transporter 1000kg dans sa benne, est encore sollicité.
L'après-midi le travail de décaissement est terminé. Il reste à Wall-e de faire des aller-retours pour simplement aller chercher de la terre pour combler notre grand trou qui a lui aussi commencé à bien se remplir.
À chaque dépot de terre j'en redépose une partie à la pelle aux endroits difficile à atteindre ou pour commencer à monter le niveau sur les bords les plus éloignés. Ensuite je la tire sur la surface à remplir avec un croc.
Quand Wall-e part faire un aller-retour et si j'ai du temps, je fini un désherbage prudentissime près du cours d'eau pour élargir la vue sur celui-ci depuis le cheminement.
Pendant ce temps, ma cheffe d'équipe place ses pierres sur le massif.
Attention ! Rien n'est laissé au hasard : couleur, forme des pierres, motifs que forment ou non les pierres dans le massif, degré d'enfoncement dans le sol, orientation, vue globale, recul en venant depuis le chemin, recul en venant de l'autre sens... le passage des visiteurs, la prise en compte de ceux qui veulent une délimitation nette des massifs et ceux qui veulent une espèce de flou "naturel"... On échange des avis, des visions sur les emplacements... Rien, mais alors RIEN n'est placé sans raison formalisée.
A dire vrai, ça a été une sacrée expérience.
Après une rude journée physique et la chaleur omniprésente depuis ce matin (mais si puisqu'on vous le dit !), 90% du réaménagement massif Pyrénées avant plantation est fait.
Je ne résiste pas à faire le coup de l'avant/après du massif à ce jour :
Oui, après cette très rude journée, j'y ai bien pensé.