Joyce could not have written Molly Bloom’s soliloquy . . . if he had not somehow found a way in art, if not in life, to recognize the distinct otherness of the loved one.
Maurice Beebe, “Ulysses”, 187
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Joyce could not have written Molly Bloom’s soliloquy . . . if he had not somehow found a way in art, if not in life, to recognize the distinct otherness of the loved one.
Maurice Beebe, “Ulysses”, 187
Résumé de "The Lesson of Balzac's Artists" par Maurice Beebe
Dans son article « The Lesson of Balzac’s Artists, » Maurice Beebe affirme que le style d’Honoré de Balzac existe à l’intersection de la sensibilité et l’histoire sociale, ce qui rend l’écriture balzacienne à la fois romantique et réaliste. Beebe cite Baudelaire, qui a écrit qu’il ne pensait pas que Balzac était un naturaliste pur ou un vrai observateur, mais plutôt un visionnaire passionné. Par contre, selon Beebe, Balzac est à la fois « a realist chronicler of the world he knew » et « a romantic visionary creating a private world » (221). D’après lui, cet aspect double de son style se voit dans le personnage de l’artiste dans son œuvre. La problématique de cet article, c’est déterminer comment « Balzac’s peculiar way of seing » (222) se répand dans son chef-d’œuvre, La Comédie humaine, se manifestant chez les personnages d’artiste tels que Frenhofer dans « Le Chef-d’œuvre inconnu, » Raphael de Vallentin dans « La Peau de chagrin, » Lucien de Rubempré et son maître Vautrin dans Les Illusions perdues, et Joseph Bridau dans La Rabouilleuse.
Beebe explique que les personnages de Frenhofer et de Raphael de Vallentin, deux hommes qui n’arrivent pas à conserver la distinction entre le réel et l’idéal, fonctionnent comme des avertissements pour Balzac. Par contre, ceux qui conservent ce « perilous balance » (231), Lucien de Rubempré et Vautrin, semblent eux aussi être des avertissements. Chez Lucien et Vautrin, Balzac montre que l’artiste peut pécher en « appropriating people from the world of the observable reality for the sake of his controlling vision » et en « making them adhere to the artist’s need for unity and economy within his artistic structure » (234). Enfin, le personnage de Joseph Bridau (et même aussi Daniel D’Arthez, écrivain) représente l’idéal d’un « single-minded artist which Balzac himself was not able to maintain » (237). D’Arthez et Bridau sont, selon Beebe, des autoportraits reconnaissables, même s’ils ne représentent pas le tout de Balzac. Ce n’est qu’en comprenant les diverses portraits de l’artiste (l’homme sensible, le visionnaire, l’homme dévoué et résolu, ou même le « dieu aspirant ») dans La Comédie humaine que l'on puisse comprendre le style original et le génie de Balzac.
Ouvrage cité
Beebe, Maurice. "The Lesson of Balzac's Artists." Criticism 2.3 (1960): 221-41. JSTOR. Internet. 28 sept. 2013. <http://www.jstor.org/stable/23090989>.