Débarqué sur un port Du sud ou du nord, Quelle importance ? Il traque sa chance. Ce grand garçon naïf A un objectif, Et vaille que vaille, Il cherche du travail. Errant vers les troquets, Dormant comme un paquet, Chaque jour il a faim, Mais ne tend pas la main. Il survit de rien, Se comportant bien, Il est de passage, Tenir et courage ! Il quitte la côte, Dans les terres hautes, Est-ce plus facile ? Est-ce moins hostile ? En pleine jeunesse, Il marche sans cesse, Il rêve son futur, Son coeur est resté pur. S'envolent ses pensées, Vers ceux qu'il a laissés, Au coeur un pincement Qu'il oublie vaillamment. Il ne sera pantin Aux idées de certains, A cette adversité Il devra résister. Il aura tout loisir D'envier les plaisirs ... En réfrénant sa peur, Il perdra sa candeur. Faisant ce qu'il pourra Qui le délivrera De cette oppression Nommée migration ? ©Simone Gibert















