Grace Akrong, 3ème année de thèse au laboratoire U1070 en Microbiologie
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Salut à tous, je m'appelle Grace Akrong et je suis en dernière année de doctorat au laboratoire INSERM "Pharmacologie des anti-infectieux" à Poitiers.
Après avoir obtenu mon bac scientifique en Martinique, je me suis envolée vers la Métropole pour mes études supérieures à Poitiers. A l'origine, je voulais exercer la profession d'anthropologue judiciaire. N'ayant pas de filière en France spécifiquement pour cela, je me suis orientée vers des études de médecine dans le but de devenir médecin légiste. Je me suis vite rendue compte que le rythme d'apprentissage en médecine n'était pas ce qui me correspondait. En milieu d'année, j'ai donc pu changer de filière et débuter une licence de sciences de la vie.
Tout au long de ma licence je n'arrivais pas à identifier un domaine qui me passionne plus que d'autres, j'ai donc décidé de ne pas me spécialiser et de continuer avec un master de recherche en biologie cellulaire et moléculaire. Au cours de mon année master 2, j'ai commencé à m'intéresser à la résistance aux antibiotiques et j'ai donc postulé pour mon stage à l'U1070 qui est spécialisée dans ce domaine. J'y ai fait un stage en microbiologie qui m'a permis de confirmer mon appétence pour la recherche. Je suis donc partie en quête d'une thèse transversale qui me permettrait d'acquérir de nouvelles compétences. J'ai choisi de la réaliser à l'U1070 pour travailler sur l'impact du nombre de bactéries initiales sur l'efficacité d'un antibiotique. A l'issue de ma thèse, j'aimerais poursuivre dans le domaine de la communication scientifique pour faire découvrir la science aux plus petits et aux plus grands.
Mon laboratoire s'intéresse principalement aux médicaments qui empêchent les bactéries de se multiplier : ce sont les fameux antibiotiques. On étudie notamment leur devenir une fois dans notre corps en suivant l'évolution de leur quantité au cours du temps. C'est ce que l'on appelle la pharmacocinétique. On cherche aussi à observer les effets des antibiotiques sur les bactéries pour essayer d'améliorer le traitement antibiotique face à des bactéries résistantes ; c'est la pharmacodynamie.Je m'intéresse à une bactérie nommée Acinetobacter baumannii. Cette bactérie est, pour la plupart d'entre nous, inoffensive mais chez certains malades elle crée des infections pulmonaires qui peuvent être difficiles à traiter. En effet, elle a la capacité de s'adapter rapidement et ainsi de se protéger contre les antibiotiques couramment utilisés. Or le création d'un nouvel antibiotique efficace contre cette bactérie est un processus long, compliqué et coûteux. C'est pourquoi, en attendant, les médecins utilisent un vieil antibiotique comme dernière chance : la polymyxine B. Au cours de ma thèse j'étudie plus particulièrement l'influence du nombre de bactéries sur l'efficacité de la polymyxine B.















