MoonTrain
L’attente d’une nation, d’un train, d’une passion.
En queue de classement, la Musa est dite, la Madone a tranché.
Les dieux du foot titillent les bookmakers. La Russie, incorruptible? Même un petit billet supposément bien placé ne garantit plus quoi que ce soit. Imprévisible cette Coupe du Monde? David n’aura pas eu Goliath. Mais qui est qui dans ce jeu où la VARité est parfois dur à admettre?
Entre Bruxelles et Liège, c’est la même rengaine. Tiens que je te perturbe le trafic ferroviaire, petit acte de vandalisme gratuit. C’tout. Foutre la merde n’est pas payant après tout. Pour bien des navetteurs ce n’est pas tout. Las(sés).
Nigéria et Argentine se tiennent au coude à coude. Grosse organisation Africaine. Si l’Albiceleste pouvait carburer comme son premier fan, Maradona, ils auraient déjà été plus inspirés et chatoyants. « Restons positifs », nouvelle devise de l’équipe argentine. TCHAK TCHAK TCHAK.J’entrevois une qualif’ aux couleurs verdâtres, celle qui suinte le Pan-Africanisme, quand mon train appelle. 21h56, celui-ci, il partira comme annoncé.
Une lune aux allures bien rondes nous accompagne. Figée, cyclique, inébranlable, rassurante. Le Mondial est l’affaire de tous, comme ça sémantique le rappelle, et donc l’affaire de personne. A la vue de cet astre, je m’aligne à l’évidence: tout est certain et rien n’est sûr. Ce dernier tour de la phase de groupes apporte son lot d’enseignements. Rien ne sert de partir à temps, il vaut mieux se faire peur. En 2018, Quaresma fait encore des Quaresmas, rendez-vous au Qatar en 2022. Le plus important n’est pas de participer, non Pierre, mais de passer le stade des poules. Avec un peu de chair certes, tu nous en remettras une tournée.
En bout de train, les derniers seront les premiers. Quel quai nous attend? Quelle porte de sortie? Le mérite n’est pas salutaire. Belle et vache à la fois, telle est la nature de la destinée de nos progressions, définition de passion. Bout en train, balle à terre. La possession n’est rien, le collectif tout, la victoire relative. Vibrons, en attendant Godot.
26/06 Nigéria 1 - Argentine 2













