MANIFESTE DE PROJET FINAL en date du 30 mars 2015 Le territoire haïtien est en terrible manque d’équipements culturels. En effet, nombre de collections artistiques et ethnographiques existantes peine à trouver un espace de vitrine, accessible à tous. D’où l’idée de créer un musée de la Culture Haïtienne qui sera conçu comme un espace ouvert et accueillant, où art et vie civique s’entremêlent. Capitale culturelle et pôle touristique majeur, la Ville de Jacmel, est un véritable musée en soi. Le site choisi est localisé entre le quartier historique et le quartier des artisans. Il longe un nouvel aménagement paysager en bord de mer devenu un attrait très côtoyé. Afin d’atteindre cet idéal de démocratisation de la Culture, et afin de proposer une manière innovante de repenser le parcours muséal, le bâtiment est conçu comme étant une extension de la promenade existante. Au rez-de-chaussée, son accès principal est défini par un large atrium inondé de lumière et un escalier sculptural amorçant le début de la promenade. Celui-ci mène a une plateforme au cœur du réseau de passerelles, en boucle. De ce salon urbain, les visiteurs peuvent établir des connections visuelles avec le paysage et l’art, puis librement poursuivre leur ascension, jusqu’au toit, point culminant de la promenade. Deux escaliers desservent les salles d’exposition, vers le rez-de-chaussée. La façade externe du bâtiment est composée d’écrans métalliques perforés à la main par des artisans locaux. Ses motifs font un clin d’œil a une populaire méthode de tissage locale. Leur positionnement stratégique module la pénétration de la lumière, la ventilation naturelle du bâtiment, tout en orchestrant vues et moments de pause. Plus qu’une paroi protégeant le bâtiment des éléments de la nature, la façade, permet aussi au bâtiment de remplir son rôle de catalyseur urbain, en servant de canevas pour la projection de films, la nuit tombée. L’intérieur des salles d’exposition est abrité de la lumière, au besoin, leurs parois protégeant également de la pollution sonore. Pour y accéder, des espaces dits tampons animés par la signalétique, mettent en scène la transition entre la boucle urbaine et l’intérieur introverti. Des ateliers pédagogiques ainsi qu’un auditorium renforcent la position du musée en tant qu’institution culturelle dans le réseau artistique national.
Isabelle Alice Jolicoeur













