Had so much fun at Panic Point this year! #panicpoint @panicpointnc #haunt #hauntseason (at Haunted Forest at Panic Point) https://www.instagram.com/p/B4ap7hfHLER/?igshid=qnjm8tz3oluw
seen from China
seen from Russia

seen from United States
seen from United States
seen from France
seen from China
seen from United States
seen from Vietnam
seen from China

seen from United States
seen from Russia
seen from United States
seen from Argentina

seen from United States
seen from China

seen from United States
seen from Germany

seen from United States
seen from Brazil
seen from United States
Had so much fun at Panic Point this year! #panicpoint @panicpointnc #haunt #hauntseason (at Haunted Forest at Panic Point) https://www.instagram.com/p/B4ap7hfHLER/?igshid=qnjm8tz3oluw
Le combat d'une mer
Dans le nord du Pérou, là où le sous-sol du pays regorge d’or noir, surtout en pleine mer, des plateformes de forage travaillent sans relâche, offrant un spectacle ahurissant dans ce décor où la nature déchaînée est également bien connu des surfeurs du monde entier pour la qualité de ses vagues. La photographe Francesca Piqueras a mis le cap sur Panic Point, cet étrange spot où le surf cohabite avec l’exploitation pétrolière. Sa série dévoile pourtant tout autre chose, une nature combattante qui n’a pas dit son dernier mot face à l’activité humaine .. A voir à la galerie de l'Europe dès le 5 mars.
Point 1 -®Francesca Piqueras
C’est un combat irréel qui s’offre aux yeux sous l’objectif attentif de la photographe Francesca Piqueras, entre le ciel chargé de nuages, l’océan déchaîné et ces grosses machines d’acier au loin rasant la ligne d’horizon. Quel a été l’élément déclencheur de ces photographies dont l’esthétisme touche autant que la froide réalité qu’elles révèlent ?
C’est un parfait hasard qui mena Francesca jusqu’au Pérou, pourtant pays d’origine de son papa. « Un soir, j’étais en ligne sur les réseaux sociaux quand un ami poste une photo de lui en train de surfer avec en arrière plan, une énorme masse de fer, c’était une plateforme pétrolière. Le décalage m’a tellement bluffé, ce fut pour moi un choc visuel. Immédiatement, j’ai su que j’avais trouvé mon prochain sujet de photos » raconte la jeune femme.
Point 2 -®Francesca Piqueras
En effet, le nord du Pérou est réputé pour être le paradis des surfeurs, avec les meilleures plages du pays pour s’adonner à ce sport de l’extrême. Parmi elles, Panic Point est un spot unique où il faut être vraiment aguerri car le danger est bien réel à cause de la force inouïe des vagues et du vent, les surfeurs n’ont pas le droit de se rater.
Autre spot où Francesca prit ses photos, Lobitos. « C’est un endroit vraiment spécial. L’ambiance de ce petit village sans cesse balayé par le vent est assez improbable, le coin est complètement envahi par les lions de mer, qui ne sont pas du tout sauvages et que vous pouvez caresser tranquillement ! J’en ai aussi malheureusement croisé des dizaines morts, suintant le pétrole… Le long de la plage, c’est une enfilade de petits hôtels paillotes accueillant les surfeurs qui sont de plus en plus nombreux, il y a aussi pas mal de maisons abandonnées, donnant un air fantomatique assez surprenant, vestiges d’un passé plus faste. Derrière le village, il n’y a rien, c’est le désert envahi par les pipelines et les tuyaux. Les seules routes que j’ai vu en parfait état, ce sont celles payées par les compagnies pétrolières pour faire circuler leurs camions » détaille Francesca Piqueras.
Entre la plage et les plateformes pétrolières au large, ce que la majorité des gens viennent chercher ici, ce sont les vagues.
Point 3 -®Francesca Piqueras
infos pratiques:
Panic Point, photographies de Francesca Piqueras à la galerie de l’Europe, 55 rue de Seine, 6e. A partir du 5 mars jusqu’au 9 avril. Ouvert du mardi au samedi, de 10h30 à 13h et de 14h à 19h. Tél : 01 55 42 94 23.