...du coup, ça explique les lunettes...
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...du coup, ça explique les lunettes...
Mais pourquoi au service d’Israel ? A t’on du souci à se faire ?
Il y a des candidatures qui savent renouveler l’appel aux électeurs...
+3000 adhérents en 2 mois...Lorsque Laurent Hénart prépare son élection à la tête du Parti Radical
(Source : Canard Enchainé)
Le petit tour de france des fédérations du Parti Radical de Laurent Hénart...
Petit jeu : je ne suis pas "l'homme d'un camp" mais je fais le tour des fédérations du Parti Radical pour en être le Président. Qui suis-je ?
"Hier mardi 22 avril 2014, Laurent Hénart, président par intérim du Parti Radical et maire de Nancy ( 54 ), a fait escale dans les Pyrénées-Orientales. Ceci dans le cadre de son tour de France pour les prochaines élections au sein du Parti Radical qui se dérouleront dans quelques semaines"
http://www.ouillade.eu/politique/p-o-laurent-henart-president-du-parti-radical-a-fait-escale-hier-dans-le-departement/73035
Selon Challenges, Laurent Hénart est le poulain de Jean-Louis Borloo pour la présidence du Parti radical (face à Rama Yade). (vote fin juin)
— Ivan Valerio (@ivalerio) 23 Avril 2014
Effectivement, aucune surprise à ce que le Parti radical rejoigne l'UDI. Par contre, une grande surprise en apprenant que la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel est devenu parti associé à cette occasion. A la création du parti de droite modérée, on ne voyait que le logo de l'UDI et depuis quelques temps, on entend de nouveau beaucoup parler du Parti radical et du Nouveau centre et bien souvent l'UDI passe en seconde position. Bref, les grandes manoeuvres continuent.
Suite du 113 ème Congrès du Parti Radical
PARIS, 08 déc 2012 (AFP) - Le Parti radical de Jean-Louis Borloo a approuvé samedi à l'unanimité et sans surprise sa participation à l'UDI lors de son 113e congrès, à l'occasion duquel la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel est devenu un parti associé au Parti radical. Jean-Louis Borloo a par ailleurs été proclamé officiellement président du PR devant quelque 600 délégués réunis au "Tapis rouge" (Paris 10e) l'ancien QG de campagne du candidat Jacques Chirac en 2002. Président du PR depuis 2005, M. Borloo avait été réélu avec 95,84% des suffrages exprimés lors d'un scrutin qui s'est tenu du 18 au 25 novembre dernier. Laurent Hénart a été réélu secrétaire général du parti. "Ce n'est pas le choix d'un homme mais la confirmation d'un projet collectif", a lancé Jean-Louis Borloo dans son discours de clôture. "Mon premier mandat a été celui du lien fraternel, le deuxième, celui de la construction du projet politique, le troisième doit être celui de la reconquête, de notre famille politique mais aussi du pays", a expliqué l'ancien ministre de l'Ecologie. "L'UDI suscite un grand espoir en France et chez nos partenaires. Nous devons être attentif à nos valeurs et notre identité, mais comme les autres", a expliqué M. Borloo, également président de l'UDI, à l'adresse de ceux qui au Parti radical pourraient craindre de perdre leur identité dans le nouvel ensemble. Parmi les valeurs que le PR entend porter figurent la défense de la laïcité, de l'Europe, l'ouverture au monde et aux autres ou la lutte contre les discriminations. "Notre identité radicale va se développer grâce à l'UDI, j'en serai le garant", a promis M. Borloo en rappelant que, dans son histoire, le PR n'a "jamais été aussi fort que lorsqu'il a su constituer des alliances". "Nous sommes ce que nous sommes mais l'UDI est notre véhicule commun, c'est l'outil politique, démocratique indispensable pour reconquérir le coeur du pays", a-t-il dit en appelant ses amis à "respecter ceux qui, comme nous, ont choisi" de participer à cette aventure commune. Parmi les fondateurs de l'UDI, la gauche moderne de Jean-Marie Bockel a annoncé qu'elle devenait un parti associé du Parti radical. Constatant que 20.000 personnes ont déjà contacté l'UDI sur son site, Jean-Louis Borloo a appelé ses amis à lancer dès maintenant une campagne d'adhésion. "Nous avons besoin de 150.000 militants avant les européennes", a-t-il lancé. "C'est à nous de prendre le destin du pays en main, n'ayons pas peur de nous organiser pour le faire", a-t-il ajouté. Pour ce faire, l'UDI doit réunir dimanche à Paris quelque 500 coordinateurs provisoires locaux pour préparer l'organisation territoriale du nouveau parti dans la perspectives notamment des prochaines municipales.
Les jeunes du parti radical appliquent la révolution citoyenne en interne et Borloo doit s'incliner. L'UMP se désintègre et Sarko chasse sur ses propres terres.
Je ne peux pas passer à côté de cet événement qu'aucun média ne s'est risqué à analyser. Si jamais tu l'as râté, je reprends le fil de l'histoire.
Lors de l'élection en 2007, l'UMP a rassemblé à droite quelques forces dissidentes comme le parti radical de Jean-Louis Borloo (avec le joli "travailler plus pour gagner plus" qui a tant séduit cette droite qui privilégie l'entité d'entreprise à l'humain, qui est séduite par l'individualisme et la 'méritocratie' et qui trouve ses vertus dans le capitalisme et l'ascenseur social). J-L. Borloo et R.Yade en sont des représentants cinglants. L'un est l'ancien avocat de Bernard Tapie quant à la seconde, elle a profité d'un calendrier remarquable pour entrer au gouvernement. En effet, elle est arrivée, dans les traces de Borloo, au moment où Sarko pensait enterriner son élargissement par un gouvernement dit "d'ouverture". Il s'est même payé le luxe d'aller loin dans la provocation avec toute une histoire de vieux désorientés socialistes. Jack Lang n'a pas été très clair mais s'en sort finalement pas trop mal tandis que Bernard Kouchner a carrément assumé naïvement cette ouverture feinte. Il est venu, il a vu, il n'a pas survécu. Mais qu'ont fait les radicaux de droite ? Et bien ils ont suivi pour prendre le pouvoir et espérer une brèche qui les renforcerait au cours des 5 ans.
Borloo l'a trouvée dans sa fibre aussi surprenante que soudaine de l'écologie et de son grenelle. Mais que fut l'écologie selon Borloo ? Très axées sur la partie naturaliste de l'écologie, c'est bien : planète, arbre, ampoule basse consommation etc... mais rien sur l'humain. Et puis il a parcouru cette 'carrière' ministérielle sans emmener dans son sillage ses militants qui lui ont bien reproché la chose d'ailleurs.
Parlons de ces militants radicaux de droite. Ces radicaux sont peu nombreux mais regroupent un mouvement de jeunes sans aucun doute possible. Ces jeunes sont de droite car issus de beaux quartiers pour l'essentiel, pavillionnaires par exemple. Ils ne sont pas nécessairement des fils ou filles de... au contraire mais sont des jeunes qui ont parfois même des parents de gauche, ouvriers et fils d'ouvriers, qui se sont saignés pour leurs marmots. Mais ces jeunes ont grandi dans des internats, des grandes écoles et ont été élevés au biberon du capitalisme, de la concurrence entre individus et de l'ascenseur social au plus méritant (c'est à dire au plus docile à être exploité par le grand capital). Mais ces jeunes ne se retrouvent pas dans le carriérisme de Borloo et dans la politique extrémiste de Sarko. Ils refusent la digue levée par la droite et Sarko vers l'extrême droite. Ils n'y trouvent aucun compte pour leurs PME ou moyennes entreprises et leurs développements. Et l'on sait la force d'un courant de jeunes qui ont espéré et qui sont déçus !
Puis cupidement, Borloo s'est présenté aux présidentielles et s'est refait tracté, comme en 2007, pour finir par démissionner et crier sur tous les toits son soutien indefectible pour l'UMP. Mais les jeunes radicaux ont mené leur révolution citoyenne interne, de manière très démocratique en plus. Ils ont voté, en congrès cette semaine, contre le soutien officiel du parti à la candidature de l'UMP. C'est une grande différence avec la campagne de 2007 : non seulement les 'petites' composantes de l'UMP ne soutiennent plus Sarko mais ils n'y voient plus une chance de progrès (surtout pour eux) et les causes de cette défection, contraire à leur leader et menée par les jeunes du parti, prouvent qu'un grand remue ménage bouillonne dans cette campagne. Qui aurait pu croire, il y a encore 2 ans, que la base des radicaux se retirerait du sillage de l'UMP pendant la campagne ? Comment aurait-on pu imaginer que Rama Yade, égérie temporaire de Sarko dans le gouvernement, serait officiellement contre un soutien de son mentor en 2012 ?
Certains de droite, qui ont cru en Sarko en 2007, non seulement le lachent mais en plus l'enfoncent. Ainsi voit-on des barrons de l'UMP s'accaparer le parti pour les législatives et déjà faire une croix sur la présidentielle. En effet, Sarko cherche par tous les moyens à court-circuiter les élus UMP de terrain, souvent anciens chiraciens, qui ne visent qu'à se désolidariser du bilan désastreux du président pour sauvegarder leurs mandats et fonder sans attendre une force parlementaire d'opposition. Et quelques grands cadres nationaux, comme Raffarin et Coppé, se frottent les mains et organisent dans l'ombre cette prochaine opposition avec 2017 en ligne de mire.
On est à 45 jours du 1er tour et Sarko essaye de sauvegarder les apparences notamment aujourd'hui à Villepinte en court-circuitant les relais élus du parti et en s'adressant à la base directement par un "j'ai besoin de vous !". Il emplifie donc la haine qu'il a lui-même instaurée dans sa base : immigration et sales thèmes à gogo ! 70 000 personnes annonce-t-on pour cette 'démonstration de force' mais les mêmes médias, ébahis il y a 5 ans devant les Sarko-shows, osent avoir des doutes à l'antenne : "pourquoi débourser tant de moyens financiers et logistiques pour organiser des trains et des bus de militants de toute la France pour remplir une salle à Villepinte ? Pourquoi tant de démesure ?". La réponse est simple : l'UMP flingue son propre candidat et Sarko le sait. Il est coincé. S'il refuse ces shows artificiels, non seulement il ne sauve pas les apparences mais il livre les militants aux sections locales qui ne lui sont pas favorables du fait de la divergence entre leurs intérêts (législatives contre présidentielles). De plus, en acceptant ces shows, il sait que les médias ne suivent plus comme avant et cela n'amène aucune voix potentielle : les gens dans la salle sont déjà convaincus et la forme l'emporte sur le fond. Il peine à passer son programme pendant les meetings.$
C'est ce qui a poussé Sarko a tenté un coup de bluff, étonnant au premier abord. "si je ne suis pas élu, je quitterai la vie politique". Bien sur, l'artiste s'en ira avant d'être mangé par les autres lions de sa propre tribu ! Il préfère largement se faire battre par notre gauche, à la loyale et tirer le rideau sur un joli "le peuple a tranché" (de toute façon, pour ce qu'il considère de l'avis du peuple, cela ne touchera pas tant) plutôt que de donner un triste spectacle du roi déchu et lapidé par son harem.
Que la politique est cruelle, surtout pour celui qui la carriérise et qui a usé de tant de manoeuvres internes pour accéder au pouvoir (il a quand même dévoré son ancien père politique : jacquo Chichi). Un dicton dit : "si tu craches en l'air, cela te retombera dessus". Commentons ces actes trop cachés mais qui sont à rattacher à l'ascension inhumaine et idéologique de Sarko. Laissons-le se débrouiller dans ses méandres de la déchéance, on ne va surement pas le pleurer. Et puis si plusieurs pouvaient le suivre : " qu'ils s'en aillent tous !".
Pour finir sur les jeunes radicaux : ils ont préféré emprunter une route longue pour eux plutôt que la solution de facilité de la lâcheté. Dans leur raisonnement, mieux vaut risquer d'affaiblir Sarko et voir la gauche passer au risque de démarrer un chemin de croix dans l'opposition plutôt que de continuer sur cette route infâme. C'est une forme de révolution citoyenne que je voulais souligner, d'autant plus qu'elle n'a pas lieu dans notre camp. Ces jeunes font la morale à leurs représentants. Peut-on y voir une contagion idéologique de notre mouvement puissant ?
Poursuivons notre résistance, reprenons la bastille le 18 mars, entretenons la flamme de ce mouvement qui nous dépasse et croyons en la force du rassemblement de notre gauche à la radicalité concrète. Nous sommes la surprise pour les oligarques installés mais les descendants logiques d'un courant historique que nous poursuivons avec respect pour les anciens.
Résistons !