Il avait toujours eu du mal à dire les choses.
Enfin toujours…du moins, du plus loin qu’il s’en souvenait. Il avait eu beau être un enfant bavard d’après Anton, il n’en avait pas vraiment le souvenir. De son souvenir à lui, il était un homme taciturne.
Renfrogné. Aigri. Amer. Impatient.
Alors bien sûr, ce n’était pas vrai tout le temps. S’il y avait bien quelque chose, un sentiment, qu’il ne se gênait pas de partager avec les autres, c’était celui lié à son mal être.
Particulièrement quand il s’agissait des personnes qui étaient étrangement attachées à lui.
Pourtant, Dieu sait qu’il n’était pas tendre. De manière générale. Mais avec eux…eux, ils prenaient pour les autres. Eux, ils étaient son défouloir. Parce qu’il savait…Il savait, qu’il pourrait dépasser les bornes, jamais ils ne se détourneraient. Pour une raison qui surpassait son entendement, ils lui restaient fidèles.
Et sa femme, Guenièvre, en faisait indubitablement parti.
Quand son attaquant avait prononcé son nom dans les tunnels, ça l’avait sorti de la salvatrice torpeur que lui procurait sa douleur à l’épaule, et il avait eu un soudain sursaut d’intérêt pour la cause.
Non, en fait non. Pas du tout.
Il avait surtout senti quelque chose remuer en lui.
Évidemment qu’il n’avait pas oublié la reine. Mais c’est vrai qu’il avait eu d’autres occupations durant ces dernières années, comme survivre, échapper à son destin, être esclave dans une tannerie, et plus récemment faire la sourde oreille concernant l’état du royaume qu’il avait lâchement abandonné…
Il avait eu écho qu’elle avait disparu du paysage, mais ça s’arrêtait là.
Il s’était imaginé qu’elle, au moins, avait trouvé une manière de s’émanciper de tout ce merdier. Qu’elle avait fui le joug de ses parents, de Lancelot, de son statut de reine. Qu’elle était ailleurs, heureuse, et c’était très bien comme ça.
Mais au fil du récit de Kolaig, il avait vite déchanté. La douleur liée à son épaule avait laissé la place à un tas d’anciens sentiments qu’il avait volontairement relégué au passé, bien enterrés sous une couche tenace de dédain : la colère, l’inquiétude et surtout, surtout ! La culpabilité.
Satanée émotions. Ca non plus, il n’arrivait pas à s’en défaire. C’est ce qui l’avait toujours guidé dans ses choix et qui l’avait conduit à vouloir défendre la dignité des faibles, à vouloir changer le monde, à rechercher sa descendance.
Et à échouer, lamentablement.
Et voilà qu’il remettait le couvert ! A croire que c’était une passion chez lui de se fourrer dans les pires plans. Et d’en redemander, en plus de ça !
Okay, il irait la sortir de sa prison et puis…Et puis rien. Tout ça, ça ne le concernait plus.
J'tente un truc, vous m'avez donné envie avec tous vos fanart, histoires, théories etc >< ...
C'est pas encore net dans ma tête. J'écris ce qui me vient, je ne sais pas encore si (ou quand) ça menera à quelque chose. Mais au moins, ça exorcise le trop plein xD
Vos avis sont les bienvenus ;)