Les pendues
fin de journée - en ville
Grand silence, grand calme.
Sous les marronniers, quelques taches de lumières à travers les branchages. Des masses d’ombre se balancent aux branchages. Ces masses d’ombre ceux sont des corps, les corps des africaines, nues et mutilées.
Impression de douceur, de lenteur et de calme, malgré l’horreur.
Visages détendus dans la mort, en attente. Léger sourire, une sorte de soulagement.
C’est à peine si l’on entend le bruissement des feuilles, le grincement des cordes, le craquement des branches sous le poids des corps.
Soudains les cris de corbeaux troublent le silence serein.
Battements d’ailes contre les feuillages.
Laure regarde ces corps avec une certaine délectation, un sourire ironique sur le visage.
Henri, sans émotion, vidé par la fatigue.
Après avoir profité du spectacle, Laure reprend son errance.














