Philippe Auguste Du TERTRE (52 Ancestors #10)
52Ancestors Challenge: Stormy Weather
Pour cette 10ème semaine, j'ai choisi un ancêtre qui a vécut au moment de la période tumultueuse de la Révolution Française :)
Philippe Auguste du TERTRE est un des ancêtres nobles que j'ai eu la surprise de découvrir. C'était vraiment la dernière chose à laquelle je m'attendais quand j'ai commencé ma généalogie.
La famille du Tertre, d'après ce que j'ai pu trouver, était une petite famille noble de Bretagne, originaire des Côtes-d'Armor. Ils ont habité Tréguier, Saint-Quay-Portrieux, Plouguiel et Merdrignac. Ils étaient Chef de noms et d'armes, chevalier du Coetton et d'autres lieux.
Philippe Auguste nait le 7 novembre 1743 à Plouguiel. Il est le fils de Charles du TERTRE, seigneur du Coetton (aussi écrit Coatton, Coetou ou encore Coatdon) et de Pradamour (peut-être Prat Hamon en Plouguiel), et de Julienne Françoise JOSSE, dame de Beauvêpres.
Philippe se marie le 10 juin 1782 à Merdrignac avec Marie Agathe ONFRAY, née le 5 février 1763 à Saint-Vran. Le couple a vingt ans d'écart. Marie Agathe est la fille de maître François ONFRAY, avocat au parlement et procureur fiscal, et de Elisabeth Jeanne Françoise RUELLO. Philippe, bien qu'ayant presque 40 ans à son mariage, se voit obligé de faire une sommation respectueuse auprès de son père pour obtenir son autorisation. En effet, même les enfants majeurs devaient avoir le consentement de leurs parents avant de se marier. Pour les fils jusqu'à 30 ans et pour les filles jusqu'à 25 ans, il pouvait y avoir jusqu'à 3 sommations si le parent opposé à l'union continuait dans son refus. Quand celui qui souhaitait se marier dépassait cet âge, une seule sommation était nécessaire. Dans tous les cas, si le consentement n'était toujours pas obtenu après la dernière sommation, le mariage pouvait quand même être célébré un mois après.
Il semblerait donc que Charles du TERTRE ait été opposé au mariage, d'ailleurs les membres de la famille n'ont pas eu l'air d'être présents, en tout cas, il n'y a pas de du TERTRE dans les signatures à part le marié.
J'ai encore des recherches à faire pour voir si Philippe avait des frères et soeurs. Je n'ai pas non plus la date de décès de sa mère Julienne Françoise JOSSE. Le père de Philippe, quant à lui, décédera à Plouguiel un an après le mariage de son fils, à l'âge de 74 ans.
Philippe et Marie auront au moins 9 enfants (je n'en ai pas trouvé plus pour le moment). Philippe Auguste Marie 1783-1783 Louis François 1784-1787 Un enfant anonyme 1785-1787 Marie Louise Joseph 1786 Philippe Auguste Louis 1787-1864 Joseph peut-être en 1788-1792 Désiré Aimé 1791 Marie Françoise Agathe 1792-1863 Félicité Eugénie Céleste 1802-1805
Je suis seulement certaine que deux d'entre eux ont atteint l'âge adulte, il faut que je continue mes recherches pour Marie Louise Joseph et Désiré Aimé.
Philippe et Marie ont dû être profondément marqué par les décès si prématurés de leurs enfants, on le voit dans les prénoms donnés à deux d'entre eux: Désiré Aimé et Félicité Eugénie Céleste, née 10 ans après leur dernière fille. Leur premier enfant nait à Merdrignac, puis tous les autres à Plouguiel, sauf la dernière à Merdrignac.
A Plouguiel, ils demeuraient au manoir du Coëtton, dont je n'ai pas trouvé la trace, il faut que je regarde le cadastre; à Merdrignac, c'était au Bourg Saint Nicolas.
Pour le moment, je n'ai pas la possibilité de savoir à quel point ils ont été touchés par la Révolution. Sur l'arbre d'une personne dont je ne me rappelle pas le nom, j'avais lu qu'ils avaient émigré vers l'Angleterre en 1791, mais les naissances des enfants semblent contredire cela. Il est possible qu'ils soient partis après 1792. En tout cas, après cette date, il semblerait qu'ils restèrent à Merdrignac, puisque c'est dans cette ville que Philippe et son épouse décéderont (le 15/12/1819 pour lui, et le 06/02/1821 pour elle), et que leurs enfants, Marie Françoise Agathe du TERTRE, épouse de Michel Pierre Marie GRIGNARD, et Philippe Auguste Louis du TERTRE, marié à Marie Anne du ROCHER du QUENGO (mes ancêtres), vivront.










