Waad al-Kateab, une journaliste syrienne, a choisi de rester à Alep avec son mari, médecin, durant ses quatre années de siège, de 2012 à 2016. Dans un souci de laisser des images à la postérité, elle filme l’horreur de la guerre civile, les bombardements, la peur, la résistance, les blessés, les morts, les survivants. Au milieu de tout cela, naît sa fille, Sama, à qui elle dédie le film. On pourrait sans doute critiquer le montage en post prod de ce documentaire essentiel. Evidemment le côté narratif est accessoire et il ne fait qu’ajouter à la corde sensible de ce témoignage laissé en héritage, pour expliquer un choix difficile qui sans doute marquera à jamais cette enfant qui aura grandi sans l’innocence attendue à son âge parce qu’il était nécessaire de résister aussi. Le courage de ces gens est remarquable, le témoignage est poignant, les images nous clouent sur le fauteuil. Il faut voir le film et le dédier aux 21500 civils morts dans cette bataille assassine de quatre ans et aux survivants. Pour Sama. Pour les morts d’Alep. Et pour ceux qui leur survivent.










