Il n'a pas de nom. Il n'a pas de visage. Il ne se présente jamais.
À Cedar Cove, tout le monde a quelque chose à cacher: une liaison, une dette, un mensonge qui tient debout depuis trop longtemps, une vérité qu'on a enfouie si profond qu'on a fini par oublier qu'elle était là. Les gens de cette ville sont doués pour ça. Les sourires sont bien placés, les jardins bien entretenus, et personne ne pose de questions auxquelles il ne voudrait pas répondre lui-même.
Mais le Corbeau, lui, pose des questions. Enfin... pas vraiment des questions. Plutôt des constats. Glissés sous une porte, déposés dans une boîte aux lettres, laissés sur un pare-brise un matin ordinaire. Des lettres sans expéditeur, avec juste assez d'informations pour que tout commence à vaciller.
Personne ne sait qui il est. Personne ne l'a jamais vu. Et c'est précisément ce qui le rend si efficace: on ne peut pas se défendre contre quelqu'un qu'on ne trouve pas.
Ce qui est sûr, c'est que si vous avez un secret à Cedar Cove, il finira par lui parvenir. Et si votre secret lui parvient, tôt ou tard, une lettre arrivera. Des indices, des allusions, des phrases qui semblent anodines jusqu'à ce qu'elles ne le soient plus. Et puis une ultime lettre... La plus importante. Celle qui n'est pas adressée à vous.
Le Corbeau ne punit pas, il révèle. Ce que les autres font de cette révélation ? Ca, ce n'est pas son problème.
Vous avez un secret ? Cedar Cove aussi.
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