Il est né, le blog de Madame Poids Plume.
Vendredi premier novembre. Je traine des pieds. Exceptionnellement, j’ai décidé de m’accorder une journée sans travail. Il en résulte que j’erre comme une âme en peine, de la cuisine au salon, du salon à la chambre, de la chambre à la salle de bains, rangeant mine de rien le menu désordre de la vie quotidienne.
L’homme avise ma tête chiffonnée. Son flair hors pair lui souffle qu’il y a du scrogneugneu dans l’air. Il s’enquiert de ce qui me tracasse.
Je m’ennuie. Autoprivée de travail, ce n’est pas que je manque d’idées quant à quoi faire, c’est que je ne sais pas dans quoi me lancer. Devrais-je profiter de ce temps libre pour me remettre à l’aquarelle ? Nah, j’ai le niveau graphique d’un enfant qui n’est pas encore en âge de tenir un pinceau. Tricoter ? Humpf, pas envie, la laine, ça gratte. Lire ? J’ai trop besoin d’utiliser mes mains pour me contenter de tourner des pages.
Cette conversation n’est pas nouvelle à la maison. Elle revient même très régulièrement sur le tapis depuis un mois. Quand j’étais étudiante, j’avais l’habitude de passer fiévreusement d’une lubie à une autre. Jeune active, le travail a vampirisé ma vie et j’ai perdu l’habitude d’avoir du temps pour expérimenter, créer, me planter et en rire - ou, instant sincérité, bouder dans mon coin.
L’homme me conseille d’écrire. Je rejette l’idée. Je n’ai aucun talent pour l’écriture, et pas envie, et la flemme... et plus de mauvaise foi et de mauvaise volonté en stock qu’un hérisson n’a de piquants sur le dos.
L’idée fait son chemin. Il est vrai que j’écrivais beaucoup, étant plus jeune, et que cela me plaisait. Je n’ai pas écrit depuis si longtemps que je réfléchis à une forme qui me plairait et me motiverait. Dans mes recherches, je tombe sur les “365 invitations à écrire” proposées par les rédacteurs de Wordpress.com (ici : https://cldup.com/lbbAfBmfv0.pdf). Cela me tente mais j’ai envie de partager alors, dans la foulée, je crée ce Tumblr.
C’est parti !
EDIT du 16 novembre : originellement, j’espérais écrire tous les jours. Je n’ai tenu la cadence que quelques jours. Difficile de trouver la motivation et le temps de produire un texte chaque jour quand on travaille près de 60 heures par semaine. À défaut d’avoir tenu un rythme quotidien, je vais tâcher de respecter un rythme hebdomadaire.













