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Le congrès du Soviet Suprem
En ces temps de Manif’ pour tous et autres joyeusetés réactionnaires on ne peut pas vraiment dire…
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La Route du Rock - Collection été 2012 : Jour 2
Prendre la route direction le Fort de Saint-Père et son festival connu, reconnu, parfois méconnu (comment est-ce encore possible?), est une des coutumes du mois d'août. Encore une fois de plus, la programmation était aguichante, et ne présageait que le meilleur pour nos petites oreilles.
Emilie Autumn live in Florence @Flog - 31.03.2012
So, Let's start. I was in the first line and obviously people started pressing me before concert started ._. it was so hot in the room, so I couldn't breathe and concert started late. I got headache and I was stewed of waiting so much. Finally concert starts. It appears,in order, Maggot, Contessa, Victoria and then Emilie Autumn. They performed 4 o' clock. Emilie wore a mask and she was dressed like a rat *__* I don't remember the whole setlist, but I can remember they played about 4-5 songs from her new album, included 'Fight Like a Girl" .Then Maggot introduced herself and the others, and it began playing with the audience. Contessa played with "Fingers and Toes" , while during Victoria's play a girl got on the stage and kissed her. So lucky! During 'God help me' All of them took on the stage a little table with cup tea and cookies on. Maggot drank tea and spit it on us, I received a lot of spits from her XD Victoria gave me two cookies and she sent me a kiss :3 Contessa did acrobatics suspended on our heads...I had her ass 2 fingers distant from me...I was like "nice ass baby" lol Maggot made crowd surfing, and I touched her boobs.After performing "Girl,Girl,Girl" (new song), Emilie and Victoria made RAT GAME..and in the end..They kissed *-* Last song was " Thank God I'm Pretty" and Emilie came forward and let fans touch her. I touched her hand and kissed it. I'm so happy, and I still can't believe it. A small thanksgiving from them, with a ballet, and then concert ended. They disappeared behind the stage. I was about to cry. I was so happy.I just love Maggot,Contessa,Victoria, and above all : Emilie Autumn. She's my life. I love her. She saved me and all I can say right now is : THANK YOU EMILIE , you're perfect ♥
Live Report : The Horrors @ Stereolux (Nantes)
Deux ans après leur dernier passage à Nantes, The Horrors viennent s'approprier Stereolux dans une ambiance électrisante et haute en couleur. Récit :
On démarre la soirée avec une certaine incompréhension face à la bande punk/hardcore braillarde de Cerebral Ballzy. On cherchera en vain chez ces grands guignols dynamisés à coup de beaujolais des échos aux premières frasques de The Horrors sur Strange House, mais ça sera peine perdue. Les fans de Fucked Up apprécieront, les autres passeront vite leur chemin.
Le quintette fait son entrée. La grande silhouette de Faris Badwan se profile avec le très élégant Tomethy Furse qui nous lâcheront un simple "Bonsoir", le groupe restera très peu bavard avec le public par la suite. Peu importe, on sera bien assez rassasié le soir suivant avec Ellery Roberts et ses potos de WU LYF. Le groupe entame son set avec Changing The Rain, le morceau d'ouverture de leur dernier opus Skying dans une pénombre parsemée d'images psychédélique aux couleurs du Sea Within A Sea. Leur rage contenue (I Can See Through You) se sublime continuellement au fil des morceaux.
Who Can Say fait son entrée en jeu sous les acclamations du public. Les discours lyriques du grand brun résonnent en échos dans la salle et dans les têtes "And then I kissed her, with a kiss that could only mean goodbye" dans un romantisme qui ne cesse de se profiler d'album en album et qui semble séduire haut la main aussi bien la gente féminine que masculine.
Bientôt se déploie la grandeur majestueuse de Sea Within A Sea et sa construction stupéfiante. On se laisse charmer dans la chaleur par les méandres du chanteur qui se balance lancinant dans ce dédale de mélodies somptueuses. Les notes de guitare digressives de Joshua Third, qui rappellent celles de My Bloody Valentine, font trembler l'assistance. S'emboite derrière le délice psychédélique de Still Life et la batterie frappante de Coffin Joe. La prestation sera irréprochable (si ce n'est la durée du concert baclée en une trop courte heure).
Les anglais ont trouvé leur meilleur terrain de jeu quelque part entre sensualité et destruction. Le morceau de fermeture Moving Further Away réussit à canaliser cette intensité en une bonne poignée de minutes. Cette frénésie incontrôlable et magnifique prend tout son sens en live. Et une chose est sûre, avec ce tour de force, la bande qui concoure en ce moment pour la Best British Band aux NME Awards 2012 ne ternit pas à sa réputation.
(crédit photos : © Vincent Penru)
Kap Bambino+Crystal Fighters+Monsieur Monsieur @ Festival Cultures Electroni[K]
Une programmation de taille pour clôturer ce Festival Cultures Electroni[K]. La soirée annoncée archi-complète, n'a pas empêchée les rennais de s'entasser devant la billetterie de l'Ubu club. Début des hostilités à 23h, il est encore bien trop tôt pour apprécier l'hystérie électro/trash de la tête d'affiche de cette soirée : Kap Bambino.
Monsieur Monsieur, duo électro fraichement débarqué de Reims (ville natale de Yuksek,Brodinski et The Shoes pour lesquels ils ont signé un remix) fait office d'amuse bouche avec leur techno/house démangeante. Les Crystal Fighters sont annoncés entre 00h00 – 00h30. 500 places prévus, il manque encore pas mal de monde, une bonne brochette de jeunes de 17 ans acclame le groupe avec ferveur. Signés récemment chez la Maison Kitsuné, les Crystal Fighters nous livrent un somptueux cocktail multiculturel de musique électronique. 3 garçons arrivent cheveux longs/courts , habillés/torses nus,et s'installent avec leur panoplie d'instruments (claviers,percus,planches de bois...). Mais les filles que l'on avait pu apercevoir sur les shoots promo de la bande manquent à l'appel. Peu importe, la fièvre Crystal Fighters est terriblement contagieuse et s'attirent dès les premières minutes les faveurs du public. Le set commence sur le très sautillant I Love London. Un accent espagnol se mêle avec un anglais bien trempé (en effet les petits prodiges sont espagnols), les langues se mélangent avec les beats transcendés et une guitare lacérée. Malgré un set plutôt court , (c'est là le problème des buzz qui entourent les groupes qui n'ont que 2 ou 3 singles à leur actif) le concert n'en pâlit pas. Le survitaminé single Xtatic Truth clôture un set dégoulinant de sueure.
A peine remis de la claque des espagnols. Monsieur Monsieur entame un second set plus puissant et beaucoup plus acide. La proportion de wayfarer augmente considérablement et l'impatience du public commence à se faire sentir. Kap Bambino débarque enfin sur la scène vers 3h00 .Le furieux duo ne ternit pas à sa réputation dès le démarrage c'est l'hécatombe ,un vacarne assourdissante assassine les spectateurs, Lezard, Dead Lazer, Batcaves, toute la Blacklist y passe. La rage électronique fait corps et âme avec les assauts enragés de la voix vocodée de la chanteuse. Ça hurle autant que ça peut, ça se jette partout, la scène est envahie de toute part, ça slame, même les roadies s'y mettent ! La basse surplombe tout et on peine à reconnaître certains morceaux. Nos français n'ont définitivement rien à envier à leurs cousins anglais de Crystal Castles: du gros son synthé/punk,une chanteuse qui crie à pleins poumons tout y est. Les bordelais emploient l'artillerie lourde , c'est sauvage, c'est camée, c'est digital, c'est trash, c'est destructeur. Le groupe revient au rappel pour se trémousser une dernière fois dans la chaleur électrocutée de l'Ubu.
crédit photo © 2009 cultures Electroni[k]