L'insignifiant sublimé par l'écriture.
Ce ne sont pas du tout les faits qui sont insignifiants mais l'accumulation de détails au sujet du contenu du larf' (le larfeuille), écueil "gautierisant" (le syndrome Théophile Gauthier ou la description inutile et chiante).
Yann, jeune écrivain traité comme une merde par Le Dilettante (je ne les insulte plus, ils sont intéressés par moi) il y a environ 6 mois, je l'avais défendu, m'étais fait vomir dessus par deux cinglés (dont la fameuse connasse qui m'avait traité de "nain littéraire" sans aucune raison sinon sa maladie mentale doublée de haine créée par les fakes et diffamations délirantes du gang pédo-sat kahaniste du Gorille et du Lion CL ; mais aussi...un membre particulièrement barbare d'un gang pédo-sat, néo-nazi celui-ci), montre ici que cette hallucinante propension qu'il a à raconter par le menu des détails de sa vie sans aucun intérêt ni humour peut être utile à des récits portés par du style et une sorte de mystère à la Eugène Transpire ou Edgar Pot, avec un style bien au-dessus de nombre de figures de proutte de la littérature éditée, dont la "femelle" et la Quechua.
Qu'est-il arrivé au larf' ? Quelles seront les nouvelles aventures du dodog au collier luminescent ?
Basile Pesso, Land of Somewhere, 18 novembre 2 024 (Fb)
Revelino, Don't Lead Me Down
Bref moment de panique, hier soir.
Alors que je venais de sortir d'un bistrot du centre de Versailles qui proposait des cocktails à cinq euros dans le cadre d'un happy hours, je m'aperçois avec stupeur que mon portefeuille a disparu de la poche intérieure de mon manteau. Ce geste s'apparente un peu à un tic : je vérifie régulièrement, en palpant mes poches, que mon téléphone portable ainsi que mon portefeuille sont toujours sur moi. Ce tic peut parfois s'avérer salvateur.
Je retourne précipitamment au bistrot pour leur demander s'ils n'ont pas vu mon portefeuille : "non, on n'a rien vu".
L'angoisse est alors à son comble. Je commence à évaluer les dégâts et à songer à toutes les démarches fastidieuses qu'il va me falloir accomplir : mettre mes trois cartes bancaires en opposition, refaire ma carte vitale, de même que celles de la bibliothèque de Paris et du club de remise en forme, appeler mon administration pour les avertir que j'ai perdu ma carte professionnelle étant donné qu'elle est toujours dans mon portefeuille, faire une déclaration de perte pour ma carte d'identité... Je crois que c'est tout. Mais c'est déjà beaucoup.
En revanche, l'argent liquide, ce n'est pas un problème : j'en ai rarement sur moi. Ce soir là, je n'avais que vingt centimes.
Soudain, un jeune couple s'avance vers moi. Le garçon me tend mon portefeuille. Je leur dis : "Je vous remercie. Merci beaucoup !" Et ils s'éloignent.
Je me demande comment ils ont pu deviner que c'était le mien et je m'interroge encore maintenant. A mon avis, ils ont dû penser, en voyant un type affolé courir dans tous les sens en scrutant le sol et en fouillant dans les bacs à fleurs municipaux : "ça doit être lui".
Parfois, j'en viens à me demander si tout cela n'est pas une question de Karma. Il m'est arrivé, à deux ou trois reprises, de trouver un téléphone portable dans le RER C et je l'ai systématiquement restitué à son propriétaire. Ou aux objets perdus. Il en fut de même pour ce portefeuille posé, l'année dernière, sur un banc des vestiaires du club de remise en forme : j'étais allé le porter immédiatement à l'accueil. A chaque fois, je me dis que si un tel drame me touchait, j'aimerais que l'objet perdu tombe dans les mains d'une personne aussi honnête que moi. D'ailleurs, la fois où j'ai rendu son téléphone portable à un malien, employé au centre commercial Parly 2, il m'a chaleureusement félicité et m'a lancé : "Merci mon bon Monsieur : très peu de gens auraient agi comme vous !". Il avait raison. Les transports en commun franciliens sont une véritable cour des miracles.
Cependant, tout cela n'explique pas comment j'ai fait pour perdre mon portefeuille. A un moment donné, tandis que je me penchais en avant pour remettre le collier lumineux du chien, qui venait de se détacher, l'autre imbécile a brusquement tiré sur sa laisse pour se diriger vers la rue où déboulait un livreur Uber Eats en scooter. Son imprudence m'a obligé à me pencher davantage en avant pour le retenir. Mais c'est juste une hypothèse. C'est pourquoi, faute de preuves, je n'ai pas engueulé le chien...'