“ Machine musicale “
Entretien avec Roméo Monteiro, percussionniste de l’EOC
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Roméo Monteiro et je suis principalement percussionniste. Je n’ai pas choisi cet instrument au début de mes études musicales. J’y suis venu progressivement après avoir appris à jouer l’accordéon et la batterie. Ce choix s’est confirmé tardivement en découvrant le répertoire contemporain, notamment la musique électroacoustique, qui fait du renouvellement sonore une qualité musicale essentielle. La recherche de nouveaux sons m’ayant suivi tout au long de mon parcours, j’ai trouvé dans les percussions un instrument aux frontières suffisamment floues pour ne jamais m’ennuyer !
Chaque année, tu mènes des projets de création musicale et de découverte auprès des publics. Peux-tu nous parler d’un projet en particulier ?
J’ai eu l’occasion d’associer différents projets de création musicale à des formes de médiation auprès des publics, notamment sous la forme d'ateliers de sensibilisation. Ce qui est particulièrement intéressant à faire, à mon goût, est de mettre les participants dans une situation comparable à la mienne, et de créer à partir de contraintes instrumentales, autour d'un film, d'une installation. J'ai eu l'occasion de travailler, par exemple, autour du concept de machine musicale car j'ai eu moi-même l'expérience de jouer d'une "Airmachine", pour une création du compositeur Ondrej Adamek. Nous sommes partis alors de cette idée, tout en laissant la possibilité de se l'approprier et de créer une nouvelle machine sous forme d'une installation ou d'une performance.
Pourquoi as-tu choisi de descendre de la scène pour transmettre ta passion de la musique au public ?
Je pense qu'il est aujourd'hui indispensable de sensibiliser le public aux démarches les plus novatrices de la musique, pour contrebalancer le manque de soutien médiatique. Il est devenu en effet difficile de se faire une place dans un univers culturel dominé par l'hyper-marchandisation, et son filtre impitoyable de la rentabilité.
Quand tu étais petit, quel métier souhaitais-tu faire ?
Quand j'étais petit, je voulais être rockeur !










