À Miribel, il n'y a pas que le lac pour kiffer. Juste à côté, t’as un coin brutaliste construit par l'architecte Louis Mortamet, sur les ruines d'un vieux château dézingué en 1594 par les troupes d'Henri IV. On y trouve la Madone, alias Notre-Dame du Sacré-Cœur, une statue de la Vierge pas comme les autres : la plus grande de France, culminant à 33 mètres. Perchée sur les hauteurs de la Côtière, elle te balance une vue de malade sur Lyon, le Grand Parc de Miribel-Jonage, la plaine de l’Ain, le Jura, et même les Alpes par beau temps. Bâtie de 1938 à 1941 en béton moulé, cette statue a été érigée à la demande du Père Thomas, le curé du coin à l'époque, avec les deniers des paroissien·nes. Tranquille Emile. Elle cache une petite chapelle et un escalier de 151 marches menant à une plateforme dans sa couronne. Pas mal pour un peu de cardio. Juste à côté, tu peux pas rater le campanile du carillon du Mas Rillier. Un beffroi de 28 mètres de haut en pur béton, construit en 1945, abritant 50 cloches, de la plus petite de 10 kg à la plus lourde de 2157 kg, toutes inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Encore un projet du Père Thomas, qui voulait guider les pèlerins jusqu’à la Madone avec un peu de musique (et toujours avec les économies des paroissien·nes). Le carillon est mondialement connu pour son acoustique de folie. Le premier concert a eu lieu en 1947, dirigé par le Maître Carillonneur Maurice Lannoy et depuis, ça continue de sonner toute l'année, les 1er samedis et dimanches de chaque mois.












