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Men's Spring-Summer 2025 Show | LOUIS VUITTON
Men's Spring-Summer 2025 Show. Creative collective Air Afrique alongside art critic Simon Njami present the prelude to Men's Creative Director Pharrell Williams' new collection — underscoring the theme "Le Monde Est À Vous". Watch the show live from La Maison de l’UNESCO in Paris on Tuesday, June 18th at 8:30pm CEST at http://on.louisvuitton.com/60095Ly6F ABOUT LOUIS VUITTON Since 1854, Louis Vuitton has placed fashion in the context of culture bringing unique designs to the world, combining innovation with style and uncompromising quality. Today, the Maison remains faithful to the spirit of its founder, Louis Vuitton, who invented a genuine “Art of Travel” through luggage, bags and accessories which were as creative as they were elegant and practical.
Simon Njami, Artistic Director of the 12th Dakar Biennale
ENTRETIEN | Simon Njami : mon plan pour le Dak’art 2016
See on Scoop.it - Art africain contemporain
A un peu plus d’un mois du début du Dak’art 2016, il n’a plus une minute. Le directeur artistique multiplie en effet les réunions et peaufine les derniers détails afin de faire de cette grand’messe une réussite. [...] De passage à Dakar, nous sommes allés à sa rencontre pour faire le point des préparatifs."
« […] Pour cette nouvelle édition, l’Etat sénégalais […] a voulu donner au Dak’art un nouveau souffle. Comment avez-vous accusé ce recours vers votre personne pour assurer le commissariat cette édition ?
SN: Ce n’est pas un recours ! Je ne suis pas Zorro ! N’oubliez pas que j’étais déjà là lors de la première biennale. […] Le Sénégal est l’un de mes nombreux pays. […] quand j’ai été contacté, je n’avais pas d’autre choix que de retrousser les manches et m’y mettre. […] Il y avait des choses qui me semblaient essentielles pour cette biennale à savoir qu’elle s’ouvre et se professionnalise véritablement. […] Le plus important pour moi c’est que le Dak’art ne soit pas seulement la biennale du Sénégal ou de l’Afrique, mais que ce soit une biennale inscrite dans le parcours des biennales. Et pour y arriver, il y a des choses simples comme le catalogue, les artistes de talent…
Parlant du catalogue justement, où en êtes-vous à quelques semaines du rendez-vous ?
SN: […] le catalogue se décline en trois volumes, chacun traitant d’un aspect particulier de la biennale. Le premier concerne l’exposition internationale, le 2è sur les pays et les commissaires invités ainsi que beaucoup de dispositifs dans la ville […]. Le 3è concerne une discussion ; ce sera un volume de textes critiques et analytiques avec des auteurs qui font partie des grands penseurs de ce siècle comme Paul Gilroy, Hommi Babha ou Achille Mbembe. […].
24 ans après la première édition, pouvez-vous nous toucher un mot sur la cuisine du commissariat de cette édition ?
SN: Si jamais un jour vous êtes dans un restaurant plutôt pas mal et que le repas vous plaît, évitez d’aller à la cuisine ! La première chose c’est la thématique de la Biennale que j’ai emprunté à Senghor dans un poème qui fait partie du recueil Hosties Noires : la cité dans le jour bleu. C’est le poème dans lequel Senghor commence à rêver d’une Afrique libre, une projection sur le devenir de l’Afrique, c’est-à-dire d’un endroit avec des peuples fraternels. Je pense qu’il faut réactiver ce rêve et dans le contexte actuel, c’est important de rêver de cette cité utopique. L’exposition s’appelle «Réenchantements», parce que là encore, il me semble qu’il faut réenchanter le monde. Si le poète n’est pas capable de réenchanter le monde, ce n’est pas Général tartempion ou président X qui le fera ! […]
La 2è thématique c’est «Contours». Contour signifiant ce qui définit. J’ai souhaité inviter six commissaires de différents pays ainsi que des pays également (Qatar et Nigéria).
Le 3è volet qui est plus réflexif s’appelle «Bandoeng». La liberté m’est très chère […] Quand de grands dirigeants se sont réunis en Indonésie pour penser le non-alignement, ils ne voulaient pas avoir à choisir entre X et Y mais inventer leur propre troisième voie. Mon Bandoeng de 2016 est évidemment culturel. C’est pour dire que nous ne sommes pas obligés de fabriquer des musées comme c’était le cas en Europe il y a un siècle, mais qu’il y a d’autres choses plus endogènes à inventer. […] Nous devons inventer nos propres outils. […]
[…]
Pourquoi avez-vous décidé d’inviter le Nigéria ?
SN: Parce que je veux lui donner une piqûre. Je voudrais les réveiller un peu et les faire avancer. Il y a une chose qui m’a extrêmement choquée, c’est qu’il y a une banque nigériane qui a financé la Tate Modern de Londres alors qu’il n’y a pas de musée d’art contemporain à Lagos. Les organisateurs d’évènement comme Azu et son Lagos Photo doivent faire des mains et des pieds pour y arriver. […] Cette invitation qui s’est faite au niveau politique. L’Etat va se voir ainsi obligé de répondre à cette invitation en finançant une expo d’art contemporain. Une fois ici, ils pourront se rendre compte par exemple qu’on peut faire du business avec cette affaire-là. »
> Extraits de l’article de Parfait Tabapsi publié sur thisisafrica.me à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre ou sur http://bit.ly/1Xxo6OX
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Simon Njami à la rescousse de la Biennale de Dakar
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« Fera, ne fera pas. Lorsque nous l’avions interrogé au vernissage des Rencontres de Bamako, au Mali, Simon Njami avait laissé planer le doute. Le curateur vient de le confirmer : il sera bel et bien commissaire de la 12e Biennale de Dakar (Dak’Art), au Sénégal, prévue du 3 mai au 2 juin 2016. La tâche est grande. Il ne lui incombe pas seulement de « faire vivre cette vieille dame, la rendre vivante, séductrice », comme il l’a indiqué au quotidien sénégalais Le Soleil. Simon Njami devra aussi modifier de fond en comble les pratiques de cette manifestation créée en 1990.
Bien que la dernière cuvée de Dak’Art, en 2014, ait fait un saut qualitatif grâce au sérieux de ses trois co-commissaires, Elise Atangana, Abdelkader Damani et Smooth Ugochukwu Nzewi, le volet logistique et administratif laissait à désirer. Certaines œuvres étaient arrivées bien trop tard pour être présentées lors du vernissage. D’autres ont été retirées sans raison officielle. Quant aux trois curateurs, ils n’ont reçu le solde de leurs honoraires qu’au début de ce mois, soit un an et demi après la fin de l’édition… Plus grave, plusieurs artistes attendent toujours le retour de leurs œuvres. [...] Dès le 30 juillet 2014, les trois curateurs avaient pourtant tiré les sonnettes d’alarme dans un courrier adressé à la présidente de la Biennale [...].
Simon Njami est parfaitement conscient de ces problèmes chroniques. A Bamako, il nous avait prévenus qu’il ne signerait son contrat que s’il obtenait des garanties, notamment un budget d’au moins un million d’euros et le solde du passif. « J’ai dit oui parce que c’est la plus vieille biennale en Afrique, j’en avais assez de la voir dans l’état dans lequel elle est, confie-t-il. Les problèmes sont simples et structurels. Il faut s’y attaquer. » « Structurels », indéniablement. « Simples », c’est moins sûr.
Surtout que le temps est désormais compté. Simon Njami n’a plus que six mois pour monter une manifestation ambitieuse qui ne soit pas un condensé de ses amitiés artistiques, ni un résumé de ses expositions passées. [...] »
> Extraits de l’article de Roxana Azimi publié sur lemonde.fr à retrouver en intégralité en cliquant sur le titre
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On the 21st March starts Simon Njami's exhibition "The Divine Comedy: Heaven, Hell, Purgatory revisited by Contemporary African Artists", which will open in MMK Museum für Moderne Kunst Frankfurt am Main, Germany.
Photograph: Aïda Muluneh (*1974), 99 Series, 2013.
Un air Frais
Les choses bougent. Les Africains prennent conscience de leurs responsabilités et y font face avec pugnacité et talent. Cela fait longtemps que nous le disons : l’art africain contemporain, s’il veut avoir un quelconque sens, ne se décidera pas en dehors du continent. Les débats, les prises de position, les ruptures doivent venir des espaces mêmes où sont ces artistes et d’où ils tirent leur légitimité. Avant que d’être « international », il faut d’abord être ancré quelque part. Non pas dans un essentialisme ridicule qui confinerait au nationalisme, mais dans la revendication claire et articulée d’un point de vue, d’une sensibilité et de manières de faire qui ne doivent pas nécessairement se calquer sur des modèles préexistants.
- Simon Njami, Un air frais
En Occident, les salles de cinéma sont comme des théâtres, des temples, où il vous est interdit de pleurer et de rire à trop haute voix. De serrer convulsivement le bras du voisin que vous ne connaissez pas. Dont vous ne sauriez pas reconnaître le visage sitôt la porte de la salle franchie. Cette fraternité d'un moment m'a manqué. J'ai appris moi aussi à ne plus rire, à ne plus pleurer à voix haute. J'ai appris à sortir de la salle avec le visage triste de qui vient d'assister à une conférence particulièrement rasoire. Et j'attends patiemment que d'autres histoires viennent me sortir de cette mort lente. De cet intellectualisme qui tue tout sentiment et qui à la place, nous condamne à être les analystes de la folie des autres.
Simon Njami -