J’ai pas mal passé ma vie à craindre qu’on voit mes seins semi-durs, les pointes à la vue de tous sous mon chandail quand je marche dans la rue.
Pas une crainte qui me fait faire de l’anxiété là... non, juste avoir peur de me faire juger ou traiter de salope je sais pas. Je portais donc des soutifs assez épais pour cacher ce détail.
C’était dans ma tête j’imagine.
Tranquillement j’ai vu des collègues, des amies, même ma sœur, se libérer de cette idée qu’on est obligées de porter un sous-vêtement rembourré pour ne pas offusquer ces messieurs et autres pimbêches jalouses de nos beaux tétons si droits et durs sous le coton d’un t-shirt.
La pandémie est arrivée. J’ai aussi pris la liberté de ne pas en porter quand je vais faire des courses ou prendre une marche au parc. Ils ont été soutenus pendant tellement d’années qu’à 40 ans j’ai ma foi de très beaux seins galbés qui se tiennent merveilleusement sans aide.
Tout ça pour dire qu’avec l’automne et le temps frais qui s’installe, je me promène la tête haute en sachant très bien qu’on remarque un petit bout dur sous mon coton ouaté, fière de me dire que malgré mon look casual jeans hoodie, j’arrive à ajouter une touche fucking sexy, et ça me fait sourire.
Longue vie aux seins libres!















