6 Rue Mérindol, 13100 Aix-en-Provence http://ift.tt/2q6V6mV

seen from Singapore

seen from United States

seen from Sweden
seen from China
seen from China

seen from Canada
seen from United States
seen from Syria
seen from United States
seen from China

seen from United States

seen from Malaysia

seen from Malaysia

seen from Malaysia
seen from United States
seen from Germany
seen from China
seen from India
seen from United Kingdom
seen from Germany
6 Rue Mérindol, 13100 Aix-en-Provence http://ift.tt/2q6V6mV
Écrire sous émotion -14:43 - 29/05/2016
Bon, je n’arrive pas à parler de quelque chose, ou écrire quelque chose à propos de quelque chose quand je suis sous émotion. Tu verrais dans mon dossier local « correspondances unilatérales » le nombre de fichiers avec deux lignes dedans où je commence à essayer de te parler d’un truc et ça tombe à plat parce que j’ai pas les mots, parce que j’ai pas les tournures de phrases, parce que je mets dix minutes à effacer et réécrire le même mot ou un synonyme. J’ai bien essayé de te décrire dans les dernier mois un premier baiser, un câlin pas comme les autres, un moment de joie intense, mais en vain. C’est pas moi qui écrit calmement c’est mon coeur émotionnel qui crie. Et moi là-dedans, je crois naïvement qu’en tapotant sur mon clavier, tout va s’organiser comme si j’avais enfin compris comment ranger ma chambre. J’ai envie de me dire « hahahaha elle est bien bonne celle-là ». Les émotions sont un langage et toi (quand je dis toi, en fait c’est du discours indirect libre où je parle à mon moi naïf, c’est pas toi toi qui me lis) tu veux traduire ça en pensée française bien organisée où chaque mot est bien rangé à la bonne place dans la phrase ? Non, ça ne se passe pas comme ça. Mon émotion est indescriptible quand je la vis, parce qu’elle fait tout en même temps cette idiote. Elle me rappelle des souvenirs, elle réveille des sensations en moi qui me paraissent nouvelles mais en fait non c’est juste que je les avais oubliées. Elle me donne envie de faire des métaphores avec d’autres trucs, mais comme j’ai pas bien identifié ce que je voulais comparer, ma métaphore se pète la gueule dans l’escalier et se prend la poutre dans la tronche. Oui parce que l’escalier c’est un petit escalier en colimaçon dans une vieille baraque en pierre, peut-être même un château… avec une poutre pour passer de l’escalier à la pièce où t’es en train d’aller. Mon émotion tourbillonne et soulève les tuiles de ma raison. Mon toit à moi ne m’abrite plus, je ne suis plus dans la quiétude des mots. Les murs murmurent des lamentations incompréhensibles, ça siffle, ça se fissure, ça explose dans tous les sens et dans cette tempête de sentiments j’ai envie de mettre de l’ordre ? C’est complètement idiot de vouloir faire ça. Alors je m’en veux de ce « aaaaaargrrrrggggggggggh j’arrive pas à dire, j’arrive pas à dire ». J’ai envie de dire « putain » mais ça c’est pareil, c’est pas ça, c’est pas ÇA que je voulais dire. Alors je m’arrête je dis plus rien, je me dis que je le dirai plus tard. En fait c’est faux, mes fichiers « premier baiser » ou « câlin » restent inachevés depuis tous ces mois, je n’ai pas fait de sauvegarde de mon ordinateur, le bus factor est à 1000 si jamais je tombe en vélib avec mon ordi dans le sac. Ça serait d’ailleurs un vélib factor. Est-ce que c’est pas une aberration que de vouloir décrire une émotion ? J’en sais rien, putain. Je vois bien la différence. Quand c’est dans ma tête, et que ça arrive jusqu’aux mains, l’API a bien fait son taff, la pensée s’est transformée en fichier texte et tout va bien. Mais quand c’est mon SPS (Serveur Plexus Solaire), celui qui carbure au milieu de ma poitrine, y’a rien qu’a été implémenté pour que ça soit userfriendly. Je galère ma race, je dois compiler moi-même, et GCC sais que j’ai jamais été très forte pour compiler ce langage-là. Ça bugue en somme. Je bugue. Je me sens beta de te dire ça. Mais c’est pas grave… parce que je continuerai d’essayer de te raconter tout ça. Je continuerai de rater et d’accumuler mes fichiers dans mon dossier local. Et même si je glisse dans le canal Saint-Martin en vélib avec mon ordi dans le dos, je recommencerai tout à zéro, again, and again and again. Mon père m’a dit cette phrase qui n’est pas de lui « On apprend que ce qu’on est sur le point de découvrir ». Je te laisse méditer ça. Moi j’en peux plus je vais dormir, je vais pleurer, je vais rire, je vais penser.
PS : D’habitude je fais relire à une copine avant de publier, mais là c’est pas possible de différer ce texte, alors je corrigerai les fautes plus tard. PSS : « Les fautes ». Je te laisse méditer.
#sudweb #portrait #humanbeing #sharethelove (à o2sources)
Shiny happy people #sudweb (à Le Bric a Brac)
#sudweb #day2 #cvsl (à IDRAC Campus de Montpellier)
Joue la comme #benharper à #sudweb (à Corum (Montpellier))