“J’adore quand tes boules claquent...” “une vraie partie de plaisir...”
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“J’adore quand tes boules claquent...” “une vraie partie de plaisir...”
Cerné, isolé, Alain, à la dernière étape de sa retraite, s'arrêtait à quelques objets. A défaut des êtres qui s'effaçaient aussitôt qu'il les quittait, et souvent bien plus tôt, ces objets lui donnaient l'illusion de toucher encore quelque chose en dehors de lui-même. C'est ainsi qu'Alain était tombé dans une idolâtrie mesquine ; de plus en plus, il était sous la dépendance immédiate des objets saugrenus que sa fantaisie courte, sardonique élisait. Pour le primitif (et pour l'enfant) les objets palpitent ; un arbre, une pierre sont plus suggestifs que le corps d'une amante, et il les appelle dieux parce qu'ils troublent son sang. Mais pour l'imagination d'Alain, les objets n'étaient pas des points de départs, c'était là où elle revenait épuisée après un court voyage inutile à travers le monde.
Pierre Drieu la Rochelle (Le Feu Follet)
Je vous avais déjà mis la version originale, par Colette Renard...
Mais je dois dire que la mise à jour est très réussie et très drôle également !